Un temps d’arrêt dans la croissance
De manière tout à fait informelle, les derniers chiffres de la FEVAD montrent un léger repli 2009 vs 2009 sur les premiers mois de l’année. Nous attendrons d’en savoir plus avec le rapport trimestriel officiel.
Pas d’inquiétudes bien sûr, simplement un symptôme des temps actuels.
Petite prédiction personnelle, qui rejoint cette fameuse théorie de la longue traîne. La croissance sera tirée par les petits à moyens sites, mieux dimensionnés pour rentrer dans une guerre des prix. A ce jour la capacité de négociation des sites majeurs n’est pas suffisante pour compenser sur des marchés de niche la légèreté des petites structures. Ce postulat admis, la répercussion sur les prix de vente est facile à prévoir. Nous nous orientons donc bien vers une recomposition naturelle du marché et un report d’une partie de la croissance vers les sites de moyenne envergure. Je ne crois pas à la perte de croissance pour les gros sites à moyen terme, même si quelques à-coups pourront se faire sentir sur l’année 2009 en faveur des sites plus modestes.
Ce contexte renforce les stratégies de Market Place de Rue du commerce, Pixmania, Amazon et les autres. Les gros ont les clients et la structure de front qui va bien, les petits un besoin de clientèle et le prix compétitif. Quite à perdre sur le produit, autant gagner sur la mise en relation. Cette stratégie de développement est donc aussi une belle stratégie de resistance, saluons la vision de nos champions du marché (ou des marchés voisins). De même que les investissements massifs d’Amazon sur son SI et l’optimisation de ses opérations paieront, voir l’article enthousiaste de Michel de Guillermier.
Forrester optimiste sur le marché e-commerce européen
Selon le cabinet d’analyse Forrester, cité par Internet Retailer, le marché européen (17 pays suivis) devrait croître de 9.6% par an hors secteur tourisme pour atteindre 123.1 Mards € en 2014.
L’accroissement de la confiance des consommateurs, la diversification des moyens de paiement sont bien sûr moteurs de cette croissance. Le Royaume-Uni reste le wagon de tête, 50% des adultes y achètent en ligne régulièrement.
La tendance reste donc bonne pour notre secteur d’activité, les recompositions en cours et le phénomène de crise permettront de qualifier les plus compétitifs. L’augmentation des volumes et la professionnalisation des acteurs connexes permettront de suivre la classique théorie des rendements croissants. Jusqu’au retournement…




Tiens, peut-être que l’Elysée va se lancer dans la course à la Home Page. Et peut-être même qu’à force, ils finiront pas connaître un peu mieux le joyeux monde du web. (Ne pas y voir un lien avec les débats sur les contenus numérique…). Bref, tout ceci est bien.