Rentrant de week-end je suis tombé sur un très beau texte publié par Maître Mô, délicat et conscient, laissant au lecteur le choix des questions qu’il pourra, à sa conclusion, se poser. Il conte l’état d’esprit de Jessai, un ami de Maître Mô, confronté soudainement à l’inexorabilité d’une mort prochaine et annoncée. Pas d’avantage de prose, je vous laisse lire.
Faites une pause sanglante: Doom en flash
Rendons à César ce qui lui appartient et on dit merci à Korben qui nous a dégoté un petit portage de Doom, Heretic et Hexen en flash.
On comprend mieux pourquoi à l’époque les anciens moquaient doucement notre passion pour ces amas de pixels vomitifis. Mais la nostalgie fait son travail, et on retrouve un plaisir non dissimulé à rejouer au clavier à un FPS. C’est sûr, la sensation du headshot n’est pas la même, et la précision longue portée n’est pas le fort du jeu. Mais qu’est ce que c’est bon un petit quart d’heure de replonger à l’enfance des jeux vidéos. Tiens, personne n’a un portagage de North and South?
Allez hop, pour la pause ce midi, on va chez Korben qui va vous emmener gentiment au bon endroit. Bonne partie!
Pénible campagne pour Carrefour Discount
Je passais le week-end dernier dans ma belle-famille et, alors que nous œuvrions en vue du repas du soir, Carrefour m’agressa sur le petit écran par un enchainement de quatre pubs, sans pauses.
Le sujet était la campagne de lancement de Carrefour Discount, marque distributeur accès sur l’entrée de gamme. Et quatre fois de « les prix bas, c’est chez Carrefour et c’est tous les jours« , on a qu’une envie: courir chez Auchan. De suite. Juste pour se venger.
Je vous les mets ci-après, pour reproduire l’effet, à regarder non stop. A mon sens, fatiguant et fortement répulsif.
Alors?
Une envie d’aller voir ailleurs si on vous laisse un peu de temps de cerveau disponible?
Roman: Encore quelques instants de bonheur de Jean-Louis Plaforet

Après avoir combattu pour libérer son pays, la France, Jacques rentre chez lui en mars 1946. Il revient à cette terre d’Algérie qui est la sienne et qu’il aime tant, il va pouvoir se consacrer aux siens et à sa ferme. Il donnera de son temps à son village en devenant maire, puis au pays en rentrant à l’Assemblée Algérienne. Mais les nouvelles d’Indochine sont peu rassurantes et les algériens commencent eux-aussi à parler d’indépendance, inquiétant le pouvoir et les colons.
C’est un pied-noir qui nous raconte cette histoire, inspirée de celle de sa famille. Jean-Louis Plaforet nous parle d’Algérie, de l’investissement sans limites que des générations de français ont fait dans ce pays, et de leur incompréhension face aux évènements. Au-delà du confort matériel c’est l’amour d’un pays qui transparait, et le sentiment de pourtant avoir bien fait. A lire pour ceux qui souhaitent en savoir un peu plus sur la décolonisation, non pas sous l’angle de l’économie ou de l’histoire, mais de ceux qui l’ont vécue, voire subie.
Je profite du blog pour compléter la critique officielle. Jean-Louis Plaforet est un ami d’enfance de mon père, j’ai grandi un peu avec l’humour pied-noir, et la souffrance pudique du retour forcé au pays. Cette diaspora inversée a souvent eu pour terre d’asile la Provence, mon pays à moi. Nous avons vécu dans notre terre l’arrivée des fils de France qui étaient partis voilà plus d’un siècle, et que la modernisation du monde contraignaient à rentrer. Je ne souhaite pas revenir sur cette décolonisation sans aucuns doutes nécessaire, mais simplement sur cette blessure mal refermée. Bien sûr les pieds-noirs ont eu des aides, bien évidemment nos bras se sont ouverts à l’époque. Et nous rions encore d’entendre nos amis nous raconter qu’ils possédaient la moitié de l’Algérie, si je fais le total j’ai souvent eu l’Afrique en entier sur ma terrasse lors des apéros d’été. Mais derrière se cache pour eux le besoin de comprendre et d’être compris, de transmettre ce qu’ils ont vécu, et alors la dédicace aux enfants de l’auteur, que je connais bien sûr, prend tout son sens, se charge de tout son poids.
Pub: Terrorisme, HBO, sexe et banques
Hop, pour aller doucement vers la fin de journée:
Chez Grégory Pouy, le débat est lancé autour d’un spot HBO. Si certes cette publicité cède à la caricature, cela n’en reste pas moins fort drôle et décalé, autour de la thématique. Moi j’adore « Making the world a safer place« , je vous laisse débattre chez Grégory.
Tandis que chez Culture-buzz, on mélange porno et banques. Très très bon, clair et explicite. Le message « Make your money multiply with us » passe tout seul, c’est Bontrust qui régale.
Fin de la pause, on retourne au boulot.
Intel: Sponsors of tomorrow
Très belle initiative de pub virale chez Intel. Ça ne touche pas n’importe qui et ça ne fera certainement pas marrer ma femme. Un message simple, qui n’oublie pas que le premier public d’une publicité est le personnel de la société.
La deuxième est moins bonne mais garde cet esprit décalé. « Chez Intel, nous sommes différents. »
Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai immédiatement pensé aux pubs I’m an IMBer dont je suis très fan. Les messages nous formons une entreprise soudée, nous sommes de la technologie et nous faisons les choses à notre manière passent très bien dans les deux cas. IBM s’adresse davantage à des technophiles que Intel, mais pour moi nous restons dans le même registre.
Le pub IMB Smarter Math, en anglais:
Roman: le feu de Dieu par Pierre Bordage
Franx peut être décrit comme un paranoïaque. Il entraine ses proches dans la construction de l’Arche, une ferme dans le Périgord capable d’héberger en autosuffisance plusieurs familles durant sept années. Jusqu’au jour où, alors qu’il est en voyage à Paris, le cataclysme survient et la Terre se recouvre d’un manteau de cendres. Débute son périple pour rejoindre l’Arche, dans laquelle sa femme et ses deux enfants sous la coupe de Jim, qui se comporte en tyran.
Le Feu de Dieu se partage entre-huis clos et parcours post-apocalyptique. En ôtant les dimensions de réorganisation de la société, nous sommes au croisement d’un Ravage de Barjavel et d’un Dark Earth, le jeu de rôle, mais sans en atteindre la profondeur. Je suis un peu déçu du dernier Bordage, qui pour moi est un des grands et rares français du fantastique. J’avais adoré Wang ou les Fables de l’Humpur, les Griots célestes étaient plaisants et rafraichissants, nous ne sommes pas là au même niveau et cela pourra surprendre les lecteurs habituels de l’auteur.
En synthèse, à ceux qui ne connaissent pas Pierre Bordage, je recommande fortement de le découvrir avec « Wang », les fans pourront le suivre sur « le Feu de Dieu » ainsi que les amateurs de post-apocalyptique. Et pour ma part, je continuerai à suivre l’auteur.

