Roman:Un monde sans fin de Ken Follet

Ken Follet Un monde sans finPoursuite des vieux dossiers pendant les fêtes de Noël. Aujourd’hui, Un monde sans fin de Ken Follet.

En réalité, je ne sais même pas ce que fait ce bouquin dans ma bibliothèque. Bon, en fait je sais, c’est ma femme qui l’a acheté, et avec mes 55 heures par semaine m’aérer le cortex devient une priorité. Donc je le lis et j’accroche, j’en oublie même de prendre mon Métro quotidien quand j’emprunte son homonyme. Le décor est l’Angleterre du XIVème siècle comme on se l’imagine : féodale à souhait. Cruelle, inique, primaire. Le village voisin est un concurrent et se rendre à Londres une péripétie. Quatre héros pétris de rêves et d’ambition évoluent dans ce cadre pour apprendre amour, gloire et déception. Mort, religion, argent, vengeance, une touche de sexe gentillet toutes les cinquante pages pour s’émoustiller un peu, bref, toutes les recettes y sont employées. Du grand classique, simple, efficace et sans fioritures. Léger, adapté à une lecture de fêtes.

Dans l’ensemble on y prend goût et on se met 1300 pages dans la vue. Sinon, il y a la contre-histoire de la philosophie d’Onfray, que j’aimerais lire. Mais là, j’ai pas la foi.

Les tweets de la semaine 2009-12-25

  • J'ai croisée une trentenaire qui achetait l'intégrale de Columbo et une octagénaire sur une trottinette. Noël est fou cette année. #
  • Et pendant ce temps, c'est la grande sègue au CAC40 http://is.gd/5yQJS +21% sur an. Qui parie sur un nouveau coup dur en 2010? #
  • @omartineau Hoho, un remerciement public pour ta moitié, j'espère qu'elle a conscience du geste! Intelligemment joué juste avec Noël! :) in reply to omartineau #
  • Ouch, redoux + précipitations annoncées à quelques jours du départ au ski. Aïe #
  • Le up-selling dans un blog, (incitation à lire autre chose après avoir commenté + RSS + …). Pas con Eric! @pressecitron http://is.gd/5wer8 #
  • "Mais comment tu fais pour avoir autant de morceaux sur ton mobile?" -> je hais les pubs deezer #
  • RT @ericinfo: Recherche un SEO pour me faire un audit d'une page > paiement rapide > URGENT Merci de RT #
  • Comme un gros désert blanc au bout du fil ce matin… un jour à dossiers #
  • Au fait, j'avais oublié, j'ai reçu du très bon miel de chez @provdelicieuse . Un achat fait avec @Cards_Off #
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Travailleurs du web: qu’est ce qui nous motive?

Fame

Je me faisais cette réflexion là pendant la conférence place-to-be qu’est LeWeb: qu’est ce qui nous motive?

Je vous la réponse rapide:

  • Un gros égo
  • Des fortes capacités d’adaptation
  • Une moindre peur du danger

La suite étaye ce truisme de manière plus argumentée en s’appuyant principalement sur la pyramide de Maslow. C’est un peu de la philosophie de veille de Noël, mais il est important de savoir au tournant d’une année où l’on met les pieds. Je lisais récemment une belle phrase « je n’écris pas pour dire ce que je pense mais pour le savoir », c’est chose faite.

Nous travaillons dans le web, qu’il soit d’information ou commercial. Monde un peu particulier, car à la fois microcosme (les professionnels du web) et media mass market (les consommateurs et utilisateurs). Il représente une faible part de l’économie (exemple de l’e-commerce qui ne forme que 4 à 5% du marché carte bancaire) tout en étant connu de tous (de mémoire un taux d’équipement des foyers qui dépasse les 70%). L’aspect microcosmique du marché est exacerbé par la relative proximité des acteurs, chacun étant facilement identifiable et joignable.

Dans notre monde le renouvellement des technologies est extrêmement rapide (Quoi que. On fait toujours de l’HTML et l’on utilise toujours des protocoles TCP/IP), le simple fait d’être toujours là, efficace et pertinent, montre que l’on a la rapidité d’adaptation requise. La fascination pour les nouvelles technologies tient selon moi de la satisfaction de maitriser davantage la nature (argument d’espèce dirons-nous, c’est collectivement que nous maitrisons) et celle de soi-même y arriver et avant les autres (argument individualiste, c’est nous-même qui y parvenons avant les autres). Une des choses qui nous motive est donc ce plaisir de la technologie, de la rapidité. Bien que celle-ci crée un paradoxe dont l’explication permet de définir un autre critère de motivation, et c’est grâce à notre ami Maslow que nous rentrerons plus loin dans les explications.

La motivation du web expliquée grâce à Maslow

Pyramide de Maslow

Une contradiction avec les besoins primaires

Le simple fait de travailler dans une économie dont le périmètre technologique est mouvant est en opposition à la réalisation des besoins primaires de sécurité. C’est en effet une mise en péril de notre environnement de travail. La motivation pour l’e-commerce et le web en général ne peut donc pas venir du confort. En revanche, comme vu plus haut, rester dans cet environnement est une satisfaction intellectuelle qui touche directement au sommet des besoins.

Le média social comme réponse au besoin d’appartenance

Autre particularité de la net-économie, nous tournons en vase clos, bien qu’extrêmement créatif. Nos clients, nos fournisseurs, nos partenaires sont du même monde que nous. Nous les trouvons et nous trouvons des informations sur eux sur internet. Nous commercialisons et communiquons sur internet. Et c’est encore par ce même média que nous raconterons comment nous l’avons vécu. Le sentiment d’appartenance est extrêmement fort, décuplé par les réseaux sociaux. Et je ne connais pas encore de réseau extrêmement actif et réactif dans la transformation du plâtre et de ses dérivés.

La communication omniprésente comme réponse au besoin d’estime

Ce dernier point renforce presque mécaniquement le besoin d’estime, nous tenons des conférences, des webinars, des blogs, des fils twitter auxquels sont abonnés des dizaines et centaines de personnes. Même cet humble blog à son petit lectorat fidèle (merci à vous au passage). Les agences digitales et la communication sur internet me confortent de plus en plus dans ce point de vue, et je m’autorise une légère digression. Je suis maintenant depuis une bonne année et demie l’actualité de la communication sur internet. Je demande régulièrement dans mon entourage s’ils sont vu des opérations dont plusieurs blogueurs ont parlé, qui ont été réalisées par des agences en vue. Généralement, la réponse est unanime: Non. L’information se propage à une vitesse ahurissante dans notre petit univers mais un nombre assez faible d’éléments transpire dans le mass market. Une opé réussie pour un petite société génère de 2 à 4 k inscrits et du 20k VU. A 100k, c’est le début de la grande chouille. Finalement, c’est plus un succès d’estime auprès des professionnels que nous connaissons qui va être visé qu’une pénétration directe du grand public. Il sera touché quant à lui via une longue démarche de prescription, et encore elle aboutira uniquement lors des relais massifs hors web, ou alors à grands coups de display au coût prohibitif. En gros, l’estime de nos pairs, et dans notre métier elle est mesurable par des followers, est une motivation clé. C’est le concept mesure de notre action et de notre égo qui change tout.

Le management d’un marché éclaté comme réponse à un besoin de réalisation

Et maintenant, le besoin de réalisation. La net-économie est un marché peu mature, fortement dispersé. Très peu d’acteurs sont capables d’avoir des stratégies de prédation et nous sommes loin d’une phase de concentration. Je dirais même qu’une des caractéristiques intrinsèques du web et de favoriser les marchés de niche, et donc de favoriser l’apparition permanente de nouveaux et petits entrants. C’est l’application même de la théorie de la longue traine. Moralité, dans ce monde fragmenté où dix années d’expérience, c’est déjà être vieux, il y a une multiplication naturelle de managers et de directeurs. On devient vite le patron de quelque chose. J’étais par le passé manager industriel, la musique était différente. La glorification des fast trackers et le nombre d’opportunités permanent permettent de satisfaire le besoin de réalisation de soi à un nombre supérieur que dans d’autres économies.

Le bouillonnement comme règle de vie

Conclusion?

Vous le saviez tous, et j’ai copieusement enfoncé une porte ouverte. Nous sommes là parce que d’une manière ou d’une autre nous avons un bel égo et/ou une motivation forte à créer quelque chose avec un maximum d’autonomie. Je n’ai pas l’impression qu’une telle période ait pu exister par le passé, le partage de l’accès au savoir étant très récent.

Nous participons à un grand bouillonnement et en tirons satisfaction, nous avons le sentiment d’écrire quelque chose. C’est je crois cette énergie qui était ressortie de la grande conférence LeWeb. Peut-être le monde de la recherche connait ce même genre d’excitation, et encore, ils sont fondamentalement beaucoup moins courts-termistes.

Quant à moi, c’est avec plaisir que je serais encore là en 2010, à créer et faire prospérer des nouveautés.

Roman: Journal intime d’un marchand de canon de Philippe Vasset

Philippe Vasset Journal intime d'un marchand de canonSuite de la série des vieux dossiers, le Journal intime d’un marchand de canon servi par Philippe Vasset.

Je vous fais le pitch rapide. Le héros est un marchand d’armes, à l’heure de la remise en question (peur du procès, de l’arrestation), il nous raconte sa vie. Celle qu’il fantasmât, celle d’un agent secret, être au coeur de l’action et des secrets d’état. Sa quête le conduit à végéter dans diverses ambassades de part et d’autres de la terre, de préférence dans ce qui se fait de mieux en matière de tyrannie ou de paranoïa dirigeante excessive. L’histoire s’appuie parait-il sur des faits réels, je ne sais pas, je n’ai jamais été négociateur en Irak. Le but de l’auteur est de créer des fictions collant au plus près du réel, s’appuyant sur son vécu de journaliste. Une sorte de roman-réalité je présume. Sauf que la sauce ne prend pas et que l’histoire fait périr d’ennui. Pourquoi je vous dis tout ça ? Il a pour projet de récidiver avec Journal intime d’un affameur et Journal intime d’un manipulateur. Si c’est du même niveau, faites simple : oubliez.

Chronique e-commerce #5: Qui sont les petits e-commerçants?

e-commerce panierVoilà quelques mois que j’ai le plaisir, avec les quelques personnes qui m’accompagnent, de présenter l’offre de paiement Cards Off aux petits e-commerçants. A des plus gros aussi, mais là n’est pas le sujet.

Non pas que j’ai la prétention de répondre avec fermeté à la question posée dans le titre, mais on finit par les connaitre et bien les apprécier, ces humbles entrepreneurs chers à Olivier Lévy.

Beaucoup sont modestes, et œuvrent avec un bon sens quasi-paysan qui fait plaisir à entendre. Je suis persuadé que cette fameuse longue traine de sites marchands va bousculer un minimum l’ordre établi. La frugalité de ceux qui vont subsister, la légèreté de leur structure et l’alignement des fournisseurs sur des bas prix vont créer une compétitivité naturelle vis-à-vis des gros sites. Qui ne s’y trompent pas en développant des offres de place de marché et de supports logistiques pour diversifier leur chiffre et compenser la baisse de leur CA core-business par la création de services à destination de leurs touts petits concurrents.

De l’e-commerçant passionné

La plupart des e-commerçants que j’ai rencontrés voient leur activité comme un complément de revenus et la gèrent en sus de leur métier off-line. Un rapide calcul montre que cela n’est qu’un complément (un CA annuel à 50k€ sur un résultat net à 5% dégage 2.5k€ à l’année. Ça ne fait pas bouillir la marmite pour toute la famille, mais ça paye des vacances).

Généralement, du moins ceux qui survivent, une vraie passion les anime, que ce soit dans le choix du produit, la relation avec leurs fournisseurs, avec leurs clients ou les quelques opérations marketing lancées. Et Il en faut de l’abnégation pour faire tout cela après une journée d’usine ou de bureau. J’éprouve un vrai plaisir – et je m’y reconnais – à écouter leurs questionnements d’entrepreneurs et leurs histoires d’échecs ou de réussites. Une vraie maturité populaire s’installe.

D’ailleurs, au niveau vente de solutions pour les e-commerçants, ces marchands seront sensibles aux arguments d’augmentation de chiffre d’affaires, de campagne de communication, de référencement. Ils connaissent et comprennent la construction petits pas à petits pas d’une marque et d’un produit.

A l’e-commerçant de loisir

Alors que j’ai découvert une autre catégorie d’acteurs de l’e-commerce, plus rare il est vrai, mais que je ne soupçonnais pas. Les « e-marchands loisirs ». Ils ne font pas de l’e-commerce pour du complément de revenus, ils ne visent pas la vente ou le chiffre. Ça leur fait plaisir d’être là et de passer du temps, mais ils pourraient très bien faire du golf.

Généralement, l’argument d’augmentation de leur chiffre d’affaires ne les fait pas bouger, mais davantage celui de la notoriété de leur site, du décollage de leur activité. Leurs objectifs sont qualitatifs et non quantitatifs. Il faut que l’aiguille bouge, mais de combien cela n’est qu’accessoire. Ils pourraient presque faire un club, les francs-développeurs, qui bâtissent leur commerce intérieur et parfait. (OK, oubliez cette blague approximative, je ne recommencerai pas :) ).

Bref, on va parler de la même chose, mais vue sous un angle tout à faire différent.

Qui êtes-vous?

Voilà un petit tour en surface des petites e-commerçants. Pour en connaitre plus, je me pose quand même quelques questions:

  • Quel métier faites-vous à côté?
  • Pourquoi l’e-commerce en complément de revenus?
  • Comment apprenez-vous votre nouveau métier? (test and learn, littérature, blogs, formations?)

Les tweets de la semaine 2009-12-18

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Google, un ami qui vous veut du bien

Google logo

Le web hurle aujourd’hui, Eric Schmidt a fait son Patric Le Lay: il a décrit les choses:

« If you have something that you don’t want anyone to know, maybe you shouldn’t be doing it in the first place »

Ca fout les miquettes non?

Je n’aime pas ça il est vrai. Il y beaucoup de chose dont je ne veux pas qu’elle soit connues par tous, ou plutôt par n’importe qui. En fait je ne suis pas d’accord avec Eric Schmidt. La vie privée ne concerne pas que les actions répréhensibles, mais simplement les choses qui, pour des raisons qui n’ont pas à être discutées, sont destinées à la connaissance d’un nombre limité et choisi de personnes. Je rejoins Bruce Schneier, la liberté est la sécurité plus la vie privée.

Cela est clair, et Eric Schmidt fut très maladroit dans ses propos. Je dirais même déconnecté de la réalité. Mais pourquoi en vouloir à un moteur de recherche? Il fait son travail: il indexe des informations pour pouvoir mieux les restituer à un internaute en faisant la demande. Google n’est pas responsable des informations nous concernant disponibles sur la toile. Et la pression commerciale est forte. Optimiser son résultat net pour du search, c’est le comportemental. Et le comportemental, c’est les centres d’intérêts des clients et prospects. L’atteinte à la vie privée n’est pas loin. Il est absurde comme certains le disent de se jeter sur un autre moteur. Il fera pareil que les autres dans l’objectif de vendre la meilleure information possible à ses clients fournisseurs de produits et contenus sur la toile.

Alors faut-il limiter l’accès aux informations personnelles? Ne pas mémoriser les requêtes? Comment dé-référencer une série d’articles portant sur un élément de vie privée? Créer une base de données des informations à oublier? Donc les indexer? Finalement, c’est le principe des coffre-forts: on met dans un coffre-fort ce que l’on veut protéger. Moralité, si l’on veut attaquer quelque chose d’important, il faut s’en prendre aux coffres-forts.

Le droit à l’oubli? Mmmph. Ca sonne bien comme phrase, mais concrètement, je ne sais pas encore comment cela peut marcher.

Notre vie privée doit aussi s’adapter au web. Et finalement, la modernité sera peut-être le retour au village de nos ancêtres: chacun sait ce qu’il se passe dans la maison de l’autre. Personnellement, je ne sais pas faire une prédiction valable sur ce sujet sensible. Et vous?

Roman: Das Kapital de Viken Berberian

Berberian Das kapitalBon, spectaculairement à la bourre sur le blog et sur la critique, je ressors les vieux dossiers. J’ai une bonne dizaine de papiers comme ça dans les cartons, promis, je lance un petit agenda de publication.

Bref, aujourd’hui, nous parlons moralisme financier avec Das Kapital de Viken Berberian.

Wayne est trader à Wall Street. Sa spécialité est la spéculation à la baisse et son bonheur prend source dans les désastres du monde. Surveillant et anticipant les catastrophes, il détecte les valeurs impactées et prend position, devançant les chutes des cours de Bourse. Il rencontre via internet Alix, une jeune étudiante en architecture marseillaise. Leur connaissance commune est le Corse, qui pose des bombes pour le compte de Wayne. Et oui, les cours des bourses suivent les chutes des immeubles.

Tout est là, et cela est suffisant. On prend goût aux interactions un peu lointaines, un peu déconstruites de ces trois personnages. Certes l’intrigue ou quelques situations cèdent à la caricature et la critique du système financier en souffre, mais déjà attaquer ce sujet est caricatural. On sait un peu à mi-roman où tout ça va, et cela n’est pas important. Tout est ailleurs, dans la construction en appositions d’aplats jouant sur les contrastes. La concentration de l’histoire du monde sur les personnages principaux les fait ressortir isolés, un peu déconnectés et finalement en quête d’autre chose. Au bout du compte, on en tire quelque chose.

Les tweets de la semaine 2009-12-11

  • Euh, le lip dub de l'ump, c'est une blague? #
  • RT @cco92: Où n’est pas Charlie ? http://ff.im/cHo3r #
  • Aujourd'hui, je ne suis pas à un certain endroit dans Paris d'où la moitié du web va twitter. Y en a encore qui bossent dans l'ecommerce. :) #
  • RT @olivierlevy: Tout le monde à RT mon sondage sur les petits ecommerçants ? http://bit.ly/8d8UxO (merci de RT à max, please). #
  • RT @Cards_Off: Une vidéo de Cards Off et Laurent Blanc chez Roycod http://is.gd/5fL1U #
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Cards Off et Laurent Blanc chez Roycod

Je vous avait annoncé la sortie de la première vidéo Cards Off avec Laurent Blanc.

Vous pouvez déjà la retrouver chez Roycod, en attendant les prochaines! En espérant un « je crois que bon« … :)