Voilà quelques mois que j’ai le plaisir, avec les quelques personnes qui m’accompagnent, de présenter l’offre de paiement Cards Off aux petits e-commerçants. A des plus gros aussi, mais là n’est pas le sujet.
Non pas que j’ai la prétention de répondre avec fermeté à la question posée dans le titre, mais on finit par les connaitre et bien les apprécier, ces humbles entrepreneurs chers à Olivier Lévy.
Beaucoup sont modestes, et œuvrent avec un bon sens quasi-paysan qui fait plaisir à entendre. Je suis persuadé que cette fameuse longue traine de sites marchands va bousculer un minimum l’ordre établi. La frugalité de ceux qui vont subsister, la légèreté de leur structure et l’alignement des fournisseurs sur des bas prix vont créer une compétitivité naturelle vis-à-vis des gros sites. Qui ne s’y trompent pas en développant des offres de place de marché et de supports logistiques pour diversifier leur chiffre et compenser la baisse de leur CA core-business par la création de services à destination de leurs touts petits concurrents.
De l’e-commerçant passionné
La plupart des e-commerçants que j’ai rencontrés voient leur activité comme un complément de revenus et la gèrent en sus de leur métier off-line. Un rapide calcul montre que cela n’est qu’un complément (un CA annuel à 50k€ sur un résultat net à 5% dégage 2.5k€ à l’année. Ça ne fait pas bouillir la marmite pour toute la famille, mais ça paye des vacances).
Généralement, du moins ceux qui survivent, une vraie passion les anime, que ce soit dans le choix du produit, la relation avec leurs fournisseurs, avec leurs clients ou les quelques opérations marketing lancées. Et Il en faut de l’abnégation pour faire tout cela après une journée d’usine ou de bureau. J’éprouve un vrai plaisir – et je m’y reconnais – à écouter leurs questionnements d’entrepreneurs et leurs histoires d’échecs ou de réussites. Une vraie maturité populaire s’installe.
D’ailleurs, au niveau vente de solutions pour les e-commerçants, ces marchands seront sensibles aux arguments d’augmentation de chiffre d’affaires, de campagne de communication, de référencement. Ils connaissent et comprennent la construction petits pas à petits pas d’une marque et d’un produit.
A l’e-commerçant de loisir
Alors que j’ai découvert une autre catégorie d’acteurs de l’e-commerce, plus rare il est vrai, mais que je ne soupçonnais pas. Les « e-marchands loisirs ». Ils ne font pas de l’e-commerce pour du complément de revenus, ils ne visent pas la vente ou le chiffre. Ça leur fait plaisir d’être là et de passer du temps, mais ils pourraient très bien faire du golf.
Généralement, l’argument d’augmentation de leur chiffre d’affaires ne les fait pas bouger, mais davantage celui de la notoriété de leur site, du décollage de leur activité. Leurs objectifs sont qualitatifs et non quantitatifs. Il faut que l’aiguille bouge, mais de combien cela n’est qu’accessoire. Ils pourraient presque faire un club, les francs-développeurs, qui bâtissent leur commerce intérieur et parfait. (OK, oubliez cette blague approximative, je ne recommencerai pas
).
Bref, on va parler de la même chose, mais vue sous un angle tout à faire différent.
Qui êtes-vous?
Voilà un petit tour en surface des petites e-commerçants. Pour en connaitre plus, je me pose quand même quelques questions:
- Quel métier faites-vous à côté?
- Pourquoi l’e-commerce en complément de revenus?
- Comment apprenez-vous votre nouveau métier? (test and learn, littérature, blogs, formations?)

