Le Point produit un papier Acheter sur internet en toute sécurité.
Cards Off y tient une place importante comme alternative crédible aux solutions existantes. Je vous laisse lire l’article.
Le Point produit un papier Acheter sur internet en toute sécurité.
Cards Off y tient une place importante comme alternative crédible aux solutions existantes. Je vous laisse lire l’article.
Vous connaissez Pierre Ménès, aka Pierrot Le Foot?
Partie prenante du Canal Football Club, il anime le blog européen le plus lu en matière de foot. Et en tant que fan et défenseur du ballon rond, il organise maintenant pour la troisième année un tournoi interblogueur de foot en salle.
Cards Off est sponsor officiel de l’évènement, ceux qui étaient présent à la convention e-commerce comprendront.
Alors amis blogueurs et footeux, inscrivez-vous!
Voilà un an que nos partenaires de Wizishop existent en tant que solution e-commerce. Les plus assidus d’entre vous les connaissaient même avant grâce à leur excellent blog dont la lecture est fortement recommandée.
Alors bravo à toute l’équipe, et en plus on les aime bien.
Leur seul défaut? Ils se couchent vraiment tôt quand ils montent à Paris.
Voilà l’heure d’écrire à nouveau, j’ai enfin corrigé mon statut de sdf qui durait depuis un mois, suite à une histoire rocambolesque d’appartement parisien. Bref, j’ai à nouveau un chez-moi, merci aux amis pour l’accueil entre-temps, et je vais maintenant pouvoir passer un peu plus de temps sur le web.
Au cours d’un dépilage intensif de RSS je suis tombé sur une annonce de Michel de Guilhermier. Vous connaissez Michel, après moult aventures principalement orientées vers le web il a monté Inspirationnal Stores, et gère ainsi en délégation les sites e-commerce de plusieurs grandes marques.

Fort de cette expérience, il se propose de monter une conférence sur la rentabilité d’un business e-commerce, en décortiquant les composantes de la formation d’un résultat net. Le tout pour répondre à la chère des questions des e-commerçants, « oui mais quand je mets 100, combien j’en gagne à la fin? »
Et pour parfaire le tableau, cette conférence que l’on sent déjà intéressante se montera en partenariat avec Catherine Barba, fondatrice du groupe Malinéa. Décrite par beaucoup comme une mamie du web (depuis 1996, si, rappelez-vous, à cette époque là le modem faisait un bruit infernal pour se connecter et la balise blink était top tendance), elle voit passer beaucoup de sites marchands dans sa société de conseil. Vous pouvez la lire sur le blog de Malinéa.
Pour s’inscrire à cette passionnante journée, il suffit d’envoyer un email à Michel, mais je vais vous laisser aller directement sur l’article « Comment Bâtir un Business e-Commerce Rentable » de son blog, dont je vous recommande en passant la lecture.
Je me suis bien sûr inscrit à la mailing-list de cette journée dont les contours précis restent encore à définir.
Pour fêter dignement ce retour à la vie numérique, quoi de mieux que de parler de la prochaine convention e-commerce?
Vous y trouverez tout ce qu’il vous faut pour vous faire du bien si vous êtes un site marchand:
Plaisanterie de reprise: finalement, la relation clients ressemble à un certain anneau.
« Ash nazg durbatulûk, ash nazg gimbatul,
Ash nazg thrakatulûk agh burzum-ishi krimpatul. »
Je vous retrouverai avec plaisir sur le stand de Cards Off (J12), et je peux déjà vous annoncer en avant-première que cela va faire un minimum de bruit. Hop voilà: le teasing, c’est fait.
Il ne vous reste plus qu’à bloquer votre agenda. La convention e-commerce 2009, c’est du 29 septembre au 1er octobre au Parc des expositions, Porte de Versailles à Paris.
Au programme aujourd’hui, le barcamp e-commerce qui s’est tenu semaine dernière.
Très bon esprit dans l’ensemble, on est entre gens du métier façon relax pro. Tout le monde est ouvert à l’échange, les parties off sont grandement facilitées.
Le fond était simultanéménent à la croissance, des projets, des porteurs de projets, des innovations, et à la crise. Pas mal de sites en fermeture ou de prestataires en ralentissement d’activités. Quand on prend le temps de discuter avec les gérants, les problématiques de la fraude ou de la conversion prennent le pas face à la création de trafic ou la visibilité. Ma perception est que l’on se dirige vers une réflexion de business profitable et qu’on sort du côté défricheur. C’est finalement une bonne nouvelle, un pas vers la maturité, avec les conséquences classiques: disparition d’une partie du marché, agglomération de l’autre.
Côté public, les sites marchands étaient sur une tranche, dans l’ensemble, inférieure à 500k€ CA annuel. Et la plupart sont même largement en dessous. J’espère que la visibilité de ce type d’opération ira croissant et que des têtes d’affiches viendront. Ce qui devrait arriver, vu que les acteurs majeurs de l’ecommerce français se battent à grands coups de marketplace. Dont la cible est la même que les sites marchands de 42Stores, co-organisateur de l’évènement. Il n’est donc à mon sens pas exclu de voir un jour le top 50 du web se tenir aux côtés des plateformes qui montent.
J’étais au petit matin à l’atelier référencement, animé par Olivier Lévy et Track-Flow.
L’introduction a déjà permis de soulever un sujet. Alors que la salle était comble (65 personnes à vue de nez), quand les animateurs ont demandé qui avait un problème de référencement ou souhaitait travailler sur le sujet. En revanche, beaucoup de questions ont montré la forte inquiétude que ce sujet déclenche sur les e-commerçants.
Les principes de base:
Sans travailler sur ces trois sujets, inutile de déclarer faire du référencement. Ensuite il faut se poser la question de quels mots travailler.
Et surtout, n’oubliez pas une chose: C’est la guerre! La guerre! Quoi que vous fassiez, en première page Google, il n’y a de la place que pour 10 réponses. Vous aurez à lutter contre l’ancienneté de vos concurrents, vous allez jouer sur le fait que tout le monde n’applique pas les règles d’un bon référencement, et surtout sur la durée. Une première page, ça s’entretient, ça se surveille, ça se cajole.
Et c’est fort plaisant de l’entendre ainsi.
Première règle: Ne pas se focaliser sur les mots génériques!
Un, c’est la guerre, donc extrêmement coûteux. Deux, ils ne déclenchent pas nécessairement une vente. Prenons un exemple. Vous vendez des pots de miel, et vous êtes un grand spécialiste du miel de châtaignier d’Alsace. Si vous investissez beaucoup sur « Miel », vous aurez du trafic certes, mais il vous coûtera cher et ne fera que peu de ventes. Si vous vous battez pour être premier sur « Miel de châtaignier » ou « Miel de châtaignier Alsace », vous remonterez plus facilement en première page et votre taux de transformation ensuite sera bien supérieur. Vous aurez optimisé le ROI de votre référencement naturel.
Optimiser son référencement naturel, ça n’est pas travailler sur le mot qui déclenche une visite mais le mot qui déclenche une vente.
Il y a une forte réserve de chiffre d’affaires dans les mots clés précis, nous retrouvons là un des grands classiques du web et de l’e-commerce: la théorie de la longue traine. Et, atout non négligeable, cela fera remonter votre positionnement sur le mot clé générique, tout en vous faisant des ventes. Quand vous serez premier sur « Miel de châtaigner » « Miel toute fleur » « ‘Miel d’acacia », il y a fort à parier que vous serez très bien placé sur « Miel ».
Une approche qui pourrait sembler paradoxale est de combiner AdWords et référencement naturel. Au lieu de se cannibaliser, les deux résultats se complèteront:
Si vous travaillez bien, sur des mots clés précis, vous aurez donc:
ROI (AdWords + référencemet naturel) > ROI (Référencement naturel pur)
Ainsi que:
ROI (AdWords + référencemet naturel) > ROI (AdWords)
Quand vous aurez optimisé votre site et votre référencement naturel, partez à la conquête d’une place supplémentaire en première page avec un blog. C’est toujours une place de moins que les autres n’auront pas.
Le blog, c’est bien, mais ça n’est pas votre première priorité.
Vous devez toujours avoir en tête que votre objectif est de rester sur la première page, et que vous devez en permanence travailler votre référencement.
J’ai participé en tant que Cards Off à l’atelier paiement, dont je vous épargnerai là le détail. Je n’ai pu participer aux autres ateliers, mon agenda requerrant alors d’envoyer quelques messages au bureau.
Beaucoup de discussions off, quelques projets dans les cartons dont je vous reparlerai plus tard, des rencontres informelles qui, à défaut de faire du business direct, font le plaisir des relations du web.
Je crois fortement à l’avenir de ce type d’évènement, bonne alternative aux conférences plus formelles. J’espère que la profession arrivera à élargir le principe et que les sociétés plus établies contribueront à cette dynamique.
Et c’est reparti pour un tour. Au programme, créez du trafic et fidélisez vos clients
Pour rameuter du chaland sur votre noble espace de vente, la publicité fait partie des éléments incontournables, de même que les relations publiques (RP).
Neteconomie vous rappelle que l’agence BuzzParadise affirme son repositionnement et propose des prestations de régie. Le principe est simple: vous voulez communiquer auprès d’une communauté de blogueurs, et bien sûr de leurs afficionados. Plutôt que de vous palucher une centaine de mails, vous contactez directement une régie qui fera le travail à votre place.
Les plus précis d’entre vous auront repéré que nous nous approchons là plus du travail de la RP que la publicité, c’est à dire que l’objectif est de s’assurer qu’un message parvient comme il se doit à des gens dont le métier, ou le loisir, est de communiquer de l’information à d’autres. Problème: les agences RP traditionnelles ne savent pas forcément gérer la relation avec les blogueurs, que des sociétés se spécialisent sur le sujet ne me parrait pas un mal, bien au contraire. Vous croisez la transmission de l’info avec l’achat de bannières qui va bien, et vous savez cibler un public bien précis par un seul prestataire. Longue vie à eux!
Autre option pour ramener du client: revenez aux classiques! Moins cher ailleurs, on rembourse la différence! L’objectif est simple: vous avez votre client qui a vu son produti. Votre seul et unique objectif à cette étape est de closer la vente. Là, on parle de taux de transformation.
Mieux enocre: moins cher? On s’aligne! Superbe idée mise en place par Olivier sur son site Platine. Pourquoi j’aime bien?
Et oui, pour avoir la réduction, il faut appeler le monsieur! et donc lui raconter sa vie de client, qu’il est ravi d’entendre, car il va pouvoir vous faire ensuite l’offre qui tue: celle dont vous lui aurez parlé.
J’adore.
Puis ça me permet d’enchainer sur le sujet suivant: Fidélisez vos clients!
C’est pas le tout de le faire venir, de lui vendre votre produit, au client. Maintenant, il faut le faire revenir.
Regardez le cas de Platine, et imaginez la position du client. Il a trouvé moins cher ailleurs, mais aimerait quand même commander chez Platine. Il appelle son service client, qui lui dit bonjour, et qui lui fait le prix adéquat. Que va faire le client lors de son achat suivant? Il retournera au moins regarder chez Platine, avec un bon souvenir de l’achat précédent.
On vous l’a dit et répété, fidéliser un client coûte 5x moins cher qu’en ramener un! Alors pourquoi n’êtes-vous pas en train de rappeler Marcel, qui a commandé 3 fois le premier semestre et dont vous n’avez plus de nouvelles depuis 6 mois?
Excellent article sur eCommerce-pratique.info, même si je leur reproche une chose: Ca manque cruellement de flux RSS. Même ici y en a!
Bref, le résumé:
Le troll moderne: Wizishop ou 42Stores? Moi j’aime bien les deux, des vrais gens qui ont leur place dans le monde des plateformes, et des vraies alternatives aux gros façon Powerboutique ou Oxatis. En leur souhaitant de tout coeur qu’ils deviennent eux aussi, un jour, les gros à abattre pour les petits qui rentrent sur le marché.
Tout est résumé chez notesduweb, je vous laisse en juger.
Kiubi lance Kiubi2market, service de communication d’offres promotionnelles réservé aux sites Kiubi . Le tout sur Twitter. J’aime beaucoup le concept, mais ça pourrit un peu la timeline. Affaire en suivre.
Google change les règles du nofollow! Je sais, je suis un peu en retard sur la news, mais avis aux page rank sculpteurs! Moi de toute façon j’utilise pas cet attribut, mais je vois deux trois référenceurs dans le fond qui transpirent. Finalement, le nofollow aura quand même été une des plus belles raisons de faire une publi dans le petit monde du SEO.
Pour continuer à alimenter le dossier e-commerce, une petite chronique régulière plutôt qu’un long billet structuré toutes les morts d’évêque fait parfois l’affaire.
Au sommaire:
Petit rappel: barcamp e-commerce semaine prochaine! Je vous en reparle.
Rappel pour compréhension: Paypal est une filiale d’ebay.
Vu chez Vansnick, tous les vendeurs possèdant moins de 50 évaluations seront contraintes d’utiliser la solution de paiement de la maison, Paypal. Vous l’avez compris, au delà du pretexte de sécurité sur lequel nous ne reviendrons pas, l’objectif est de maximiser le revenu par transaction.
Je laisse nos amis juristes s’exprimer sur le fait que c’est de la vente forcée ou non.
D’un autre côté, si la chose est tolérable sur le plan juridique, et on comprend la volonté du groupe dans cette démarche, elle reste discutable sur le plan commercial. Elle reste en adéquation avec ce qui a fait le succès d’ebay et de Paypal: les synergies entre les deux mondes et l’apport permanent d’affaires.
Même si pour des raisons de concurrence et de ressenti personnel je ne pense pas que Paypal soit une bonne solution de paiement, je salue le coup de génie à l’époque qui a fait faire racheter ce moyen de paiement pour la somme de 1.5 Miards de dollars. Cette nouvelle annonce est la preuve de la continuité de la stratégie amorcée alors.
Toutefois, quelques craintes apparaissent chez les consommateurs et l’impression d’avoir mis le doigt dans un engrenage sur lequel ils n’ont pas de prise.
Chez Xyo, le rappel de l’histoire d’un internaute. Il aurait commandé une caméra bouton en ligne et trouvé son colis incomplet. Surpris de la chose il l’examine plus avant et trouverait des vidéos du chauffeur de La Poste fouillant le colis.
Je n’ai pu vérifier l’histoire, mais ai trouvé des rappels concordants entre autres sur legrandforum.com, mais les extraits vidéos peuvent tout aussi bien avoir été tourné par des acteurs. A prendre donc avec des pincettes. Info reprise chez Korben.
L’essentiel est de retenir que le logisticien est la dernière image que vous laisserez à votre client! Ne la gâchez pas.
Qui a des retours sur Web Conversion? Ouvrage liée on s’en doute à l’optimisation de son taux de conversion et la maximisation de son chiffre d’affaries.
Sujet majeur pour le commerce en ligne car directement lié au résultat net des e-commerçants. Les chiffres annoncés évaluent la fraude à hauteur de 0.2% des transactions en 2008. Si 2007 avait permis de constater une baisse en valeur, 2008 a vu une hausse et en valeur et en nombre de transactions.
Si ce chiffre mérite débat, la discussion a roulé ensuite sur le sujet majeur qu’est la mise en place de 3D Secure. Avant d’y passer, je fais une apparté sur une autre réunion publique à laquelle participait notre PDG. Un des grands sites marchands généralistes, initialement construit autour de la photographie, a reconnu hier déployer une équipe de 20 personnes pour lutter contre les tentatives de fraude. Si certes 0.2% semble peu significatif, le coût d’une telle équipe ajouté aux systèmes logiciels installés et maintenus, l’accroit très lourdement. Chargé, on a là un billet d’un million d’euros, à la grande louche. On commence donc à parler d’un bon pourcent, sans parler des immos logicielles. Un de mes clients confessait mettre 2 personnes de son effectif sur le sujet. Sur quinze. Vous imaginez l‘impact sur la rentabilité de son offre.
Mais passons à des sujets plus joyeux: la mise en place de 3D Secure.
Marc Andries, Chef du Service de Surveillance des moyens de paiement scripturaux de la Banque de France, nous avait concocté une dense présentation, dans l’objectif de faire réagir les parties prenantes. Le constat est simple: la quasi-totalité des porteurs de carte sont enrollés (oui de toute façon on vous demande pas votre avis) alors que seulement 10% des transactions se font sous 3D Secure tandis que 30% des commerçant seraient équipés. Il y a donc un problème de pénétration de la solution sur le marché français. Mais avant d’aller plus loin, faisons un rappel sur 3D Secure.
L’objectif est multiple:
3D, c’est tout simplement qu’une troisième partie s’insère dans la validation de la transaction. 3 parties, d’où le nom 3D Secure.

La cinématique d’un paiement s’en trouve donc changée:
Vous aurez plus d’informations en cliquant sur le schéma ci-contre, info via Atos.
Marc Andries l’a confirmé, l’objectif est de généraliser la solution pour juin 2010. La situation, tant du point de vue de la pénétration de la solution, que des solutions techniques choisies n’est pas satisfaisante.
Côte déploiement de 3D Secure, sites marchands et banquiers se renvoient la balle, chacun considérant que c’est à l’autre d’expliquer au client final cette nouvelle solution. De plus, les sites marchands constatent à l’activation de 3D Secure une baisse allant jusqu’à 30% des taux de transformation. Je cite une gros faiseur de la vente privée: On ne vas pas perdre 20% de commandes pour résoudre 0.2% de nos problèmes. Moralité, les e-marchands prendront le train quand il sera suffisament lancé, et limiteront leurs risques avant. Les professionnels de la banque font montre d’une précipitation mesurée, et cela est compréhensible. Le transfert de responsabilité fera que les banquiers auront à supporter le coût de la fraude, car c’est eux qui assument la charge d’authentification du porteur de carte. Pourquoi pousseraient-ils un système qui les défavorisent?
Du point de vue du consommateur, cela sera a peu près neutre. A l’heure actuelle la fraude et sa gestion impactent le prix de vente, du fait de leur évaluation directe par le site marchand. Le transfert de responsabilité, et donc le transfert d’une partie des coûts sur les banques, induira une facturation en retour de ces services, au prévisionnel imputée au site marchand. Qui l’intégrera dans son prix de vente. La conclusion est que 3D Secure ne devrait pas diminuer le prix de vente au consommateur.
De ce point de vue là, pas de farouche opposition des sites marchands, comme le disait un discounteur électroménager lyonnais: « je préfère voir une somme investie dans la technologie plutôt que dans la fraude« .
La recommandation de la Banque de France a été claire. L’authentification forte lors de l’utilisation des banques en ligne est à installer. Il en va de même pour les paiements en ligne. Réunir ces deux projets sous les mêmes technologies est donc essentiel. Cela permet de lisser les coûts de bascule sur les deux projets et de faciliter leur explication aux porteurs de carte et clients de banques en ligne.
Rappel des faits. La FEVAD, sur demande de Luc Châtel, a réalisé une étude visant à limiter l’impact sur le consommateur et l’image de la profession des défaillances d’e-commerçants. Les faits générateurs furent la CAMIF et Showroom 2001.
Pour limiter les encaissements lors de défaillance, la principale des recommandations de la FEVAD est de n’encaisser l’argent qu’à expédition. Pour plus d’informations, voir mon précédent article sur le sujet.
3D Secure demande une authentification forte et non rejouable. Cela exclue déjà de fait 1/3 des paiements (récurrents, facilité de paiement, …). De plus, le principe est de limiter le temps d’acquisition. A l’heure actuelle, un paiment CB simple peut se faire en 6+1 jours, et peut être déclenché après la saisie du numéro, ou rejoué. C’est ce qui permet de donner son numéro à la commande et de n’être débité que deux mois après.
3D Secure limitera ce délai à 3 jours à compter de la saisie du numéro, et non rejouable. Moralité, dans le cas d’un réassort du stock, par exemple de deux semaines, un site marchand ne pourra pas appliquer, dans la situation actuelle, et la norme FEVAD, et le protocole 3D Secure.
De plus, et cela a été confirmé par le GIE CB, il est impossible, dès lors qu’une transaction a été initiée en 3D Secure, de la requalifier en paiement carte bancaire traditionnel.
A l’heure actuelle, un risque de conflits entre la norme FEVAD, poussée par le Ministère de l’Industrie, et 3D Secure, fortement recommandé par le Gouverneur de la Banque de France. Des sessions de travail sont prévues pour analyser cette opposition et voir par quels moyens techniques ou fonctionels elle peut être contournée. En revanche, cela risque de ne pas favoriser l’adoption de 3D Secure par les sites marchands, et de perturber la perception de la norme FEVAD. Il est possible qu’à un moment la non adoption de 3D Secure puisse passer pour un argument commercial.
A terme, pas d’impossibilité à réconcilier les deux. Un fort travail d’évangélisation reste à faire entre banquiers et sites marchands. La contrainte de la Banque de France du moins de juin 2010 est suffisamment forte pour faire bouger les lignes. De plus l’évolution des pays européens vers des utilisations d’authentification forte et de moyens alternatifs à la carte bancaire poussera le marché français à réagir.
Du point de vue de l’activité de Cards Off, je ne suis pas inquiet, l’évolution des mentalités et les constats réalisés montrent que des solutions alternatives à la carte bancaire ont leur place et apportent par leur spécificité et leur adapation à le-commerce des solutions. Je dirai par un plat truisme que nativement les problèmes de la carte bancaire ne se posent pas.
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