Plyce: du check-in social au coupon local

Plyce logo

Demain, Plyce devrait basculer son service du check-in social et ludique vers les offres locales. Ce repositionnement fait suite à une double annonce:

  • Fusion avec Promogaïa
  • Nouvelle levée de 600 k€

Cette évolution est intéressante et confirme plusieurs signaux en provenance du marché de la géolocalisation qui seront détaillés dans un prochain billet. Revenons à Plyce.

Au sommaire:

  • De la nécessité de sortir du check-in social
  • Vers le coupon local
  • Vers une stratégie de sortie

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Google attaque Yelp en frontal

Du nouveau dans le monde des offres géo-localisées. Je sais, les nouveautés en question sont de la semaine dernière, mais je suis sûr qu’un week-end de réflexion supplémentaire ne vous aura pas fait de mal en cette surchauffe estivale.

Yelp vs google places

Si vous faites partie des heureux utilisateurs d’un téléphone Androïd, vous avez pu voir suite à la dernière mise à jour de Google Map l’apparition d’une nouvelle icône, Places en anglais, Adresses en français.
Grâce à celle-ci, vous pourrez voir autour de vous les commerces et services disponibles, ainsi que les avis consommateurs y étant passés. Vous aurez donc tout ce qu’il vous faut dans la poche pour faire votre choix entre les restaurants, bars, hôtels, stations services, attractions autour de vous.

Nouvelle percée de Google dans les services mobiles

Google par cette fonctionnalité attaque directement le marché des city guide mobile, segment dominé par Yelp, sur lequel intervient également l’européen Qype. L’aspect amusant de la nouveauté est que Yelp était fournisseur de Google, en lui revendant directement sa base de lieux et d’avis que Google utilisait dans Google Maps. Maintenant, cette base fait partie intégrante de celle de Google Places, et continue à être crawlé par les robots de Google indépendamment de l’accord désormais caduque entre les deux sociétés.

Je vous invite à ce propos à comparer la home page de l’application Yelp et celle de Google Places. Vous noterez les troublantes similitudes entre les deux.
Bref, Google n’a pas racheté Yelp, mais utilise leurs données pour alimenter un service concurrent, et le propose par défaut à l’intégralité du parc Androïd compatible.

Google n’est pas encore un check-in service

Une des principales différences entre les deux applications reste pour l’instant les outils de check-in, permettant de déclarer sa position et de la partager avec son réseau. Outil qui ne manquera pas d’être développé – ou racheté – d’autant plus que l’on sait que Google a annoncé vouloir concurrencer Facebook dans le social, mais d’une manière différente.

City Guide + check-in + social permettra d’avoir effectivement quelque chose de valable à présenter au marché, sous réserve de ne pas reproduire les erreurs de Google Buzz en termes de confidentialité des données. L’occasion également de remettre sur le devant de la scène Google Latitude, qui, absent de valeur ajoutée pour le consommateur, était jusqu’alors inintéressant. Si le social et les avis conso s’y rajoutent, un vrai outil aura vu le jour.

Sources : Techcrunch, Techcrunch et Techcrunch.

Les espérances du Search Mobile

Smartphone

Excellent article du Journal du Net traitant des liens sponsorisés sur mobile.

Le Search Mobile, un marché en progression

Quelques chiffres pour s’assurer de l’intérêt que doivent porter les annonceurs et les agences à ce canal:

  • Google, qui représente avec ses 28 millions de VU 45% du trafic, a vu le nombre de requêtes quintupler en 2 ans.
  • 11 % de taux de pénétration de l’internet mobile en France à fin 2009, 41% attendu en 2014. 6.8 millions de français ont déjà surfé via mobile et 3 millions ont utilisé un moteur de recherche.
  • Certains gros annonceurs annoncent une part de 5 à 10% du budget search consacré au mobile, proportion que l’on pourrait trouver comme une moyenne générale sous 5 ans.
  • Mais, selon les estimations seulement 1% à l’heure actuelle des budgets search sont consacrés au mobile, ce qui permet d’évaluer le marché entre 8 et 9 millions d’euro, soit 35% du marché de la publicité mobile, avec une belle croissance à 3 chiffres.
  • En UK comme aux USA, le search sur mobile a pris l’avantage face au display, petitement dans le premier cas, largement dans le deuxième.

Bref, un marché encore neuf, bien que les usages tirés de l’internet fixe soient maintenant bien matures.

Le modèle du Search Mobile reste encore à définir

Le modèle au CPC reste encore « sauvage », au sens où les règles varient d’un opérateur à l’autre, et ou par exemple SFR restreint le choix des mots clés dans une liste fermée et sous réserve de performance de la page cible. On est loin d’un modèle à la Google ou finalement les users font la loi avec la prise en compte des taux de clics permettant d’évaluer à l’usage la pertinence d’une annonce. De surcroit, le pressentiment est que le CPC moyen du mobile dépassera celui de l’internet « fixe ».

Le taux de clic en mobile est supérieur à celui de l’internet traditionnel, avec un net avantage pour le display face au texte, donc au search. Il y a certainement un effet nouveauté qui s’estompera avec le temps. Toutefois, le calcul reste à réaliser pour démontrer si, dans l’ensemble, le ROI du search est meilleur que celui du display.

Tant que les historiques ne seront plus consistants, et les retours des annonceurs et agences plus nombreux, il sera difficile d’établir a priori la pertinence de ce canal et des divers méthodes associées de calcul de la rémunération.

Et deux détails d’utilisation du Search Mobile

La taille des écrans imposent de la synthèse dans le libellé des résultats, entre 15 et 35 caractères, soit la moitié de l’internet fixe. Les marketeux vont devoir réfléchir un petit peu avant de signer une campagne. Et on peut déjà augurer que les URL réécrites seront la norme dans le web mobile pour gagner de la place.

Fait intéressant sur la géolocalisation et pour tous les projets à la Foursquare, aux USA, 18.5% des mobinautes interrogés en novembre 2009 déclaraient effectuer des recherches locales, en recherchant un service, des informations sur un bar ou un restaurant.

Bref, annonceurs, agences, l’heure de se pencher sur la question approche, surtout maintenant pour les e-commerçants que les plateformes savent gérer par défaut la transposition d’un e-commerce en m-commerce.