Groupon, Facebook Deals, Yelp : ne pas tuer le coupon trop vite

Si vous avez un compte twitter avec plus de dix followings dans la thématiques web, vous n’avez surement pas raté les news suivantes:

  • Groupon irait très mal,
  • Facebook retire quasiment après son lancement Facebook Deals
  • Yelp! sort aussi du couponing

Je ne vous remet pas les liens, ils pullulent sur la toile, vu la taille de mon lectorat et la fréquence de mes publications, si vous êtes là c’est que vous êtes déjà au courant et ce ne sont pas les backlinks sur ce blog qui me préoccupent en ce moment.

Petite intuition avant de rentrer dans le dur de l’article : attendons la réplique à venir en provenance de Facebook. Rappelez-vous que Google a pris le bouillon avec Wave et Buzz. Et voyez les évolutions depuis, grâce à ces projets, sur gmail, et l’apport incontestable de Google + aux fonctionnalités des réseaux sociaux. N’enterrez pas le Facebook Deals trop vite. Je pense qu’il reviendra, sous une autre forme.

Revenons à notre sujet : la défaillance du coupon.

Tout public étant inconstant, et pouvant d’un geste élever ses idoles aux cieux pour mieux les jeter ensuite à terre, après l’encensement de Groupon vient l’hallali. Ils méritent, mais tout n’est pas dit.

J’ai toujours pensé que Groupon s’y prennent comme des manches pour créer leurs offres. Comme beaucoup je ne compte plus le nombre de fois où j’ai du décliner une offre d’épilation définitive, de lissage brésilien et autres finasseries qui rendent le corps des femmes doux. C’est certes intéressant pour mon hétérosexualité mais peu pour mes décisions d’achat.

Mais je ne pense pas que le modèle du coupon soit mort sous prétexte que des dizaines de me-too copient le modèle perfectible du leader en difficulté.

Coupon – La vente opportuniste : un faux problème

L’argument de la fidélisation des consommateurs pour le commerçant est un vrai point. Il est reproché aux Groupon-like de ne générer que des ventes opportunistes. Certes. Mais les promotions ont toujours existé, les soldes également, et nul ne conteste l’aspect opportuniste de telles opérations.

Un exemple tout bête: je suis en train de renouveler ma literie. Il est certain que je vais acheter chez celui qui saura me servir un produit que j’attends avec une offre plus intéressante que les autres. Ça n’est pas la répétition des achats qui va m’étouffer, à 1500€ je compte bien en prendre au moins pour 15 ans. Et pourtant, c’est bien la meilleure promo qui va l’emporter, et le nombre de magasins de literie par zone commerciale atteste de la bonne santé des réseaux concernés.

Je mange régulièrement grâce à La Fourchette dans des restos qui m’ont fait une promo, et qui s’ils n’en n’avaient pas fait ne m’auraient pas forcément vu. Je vous garantis qu’ils vont très bien. S’ils ne fidélisent pas (quoi que), ils font de la pub. Et s’ils ne font ni l’un ni l’autre: c’est pas la promo qui est en cause, c’est qu’ils sont mauvais !

Le problème n’est donc pas tant dans la vente opportuniste que dans le calibrage des opérations de promotions.

Et oui, comme le dit mon copain Olivier, le pragmatisme compte beaucoup. Attirer de nouvelles cibles oui. Accepter que ce soit de manière opportuniste oui aussi. Faire en sorte de remplir un resto aux moments creux oui aussi. Ah. Tout est là. Le coupon c’est comme une promo: si ce n’est pas fait pour attirer le client, c’est fait pour couvrir à un moment donné des coûts fixes. (ou écouler du stock selon les business).

Il faut juste bien calibrer les choses.

Coupon versus vente événementielle

Qui conteste l’excellente santé de Vente Privée ?

Qui conteste l’aspect opportuniste de nombreux achats réalisés sur Vente Privée ?

Qui n’a pas déjà attendu pour renouveler ses couverts, ses caleçons, ses pulls la bonne vente ?

Qui doute qu’entre la promo et la coûteuse commission de Vente Privée la marge du vendeur n’est pas sérieusement érodée ?

Et pourtant tout va bien. Et pourtant, je vous le cite de mémoire, le chiffre serait à vérifier, 50% des acheteurs de Vente Privée se rendent ensuite en boutique pour voir la marque concernée. Il y a donc de l’acquisition de consommateurs. Il y a donc du repeat business.

On ne vend certes pas des sushis comme on vend des chemises. Quoi que le bon sens soit un outil aussi déterminant dans l’un et l’autre cas.

Mais pourquoi ce qui marcherait sur Vente Privée ne marcherait pas dans le coupon ?

Pourquoi ? Le problème ne vient-il pas des acteurs du marché plutôt que du marché lui-même ?

Ma conclusion sur le couponging

Le problème n’est donc pas dans le fait que des intermédiaires proposent à des commerçants de distribuer leurs bons de réduction, et de faire en sorte de les communiquer au plus grand nombre d’acheteurs possible.

Le problème n’est pas dans la promo ou le repeat business.

Le problème est dans le comportement des dits intermédiaires, les marchands de coupons. Tromper le plus vite possible le plus de commerçants n’ayant pas eu les bons réflexes ne fait pas un business pérenne. Ça paye la grande baraque et les vacances à vie si on est un peu malin et rapide, mais ça n’élève pas l’âme, ni ne fait progresser le marché.

Groupon et tous les copistes sont-ils en difficulté ? Oui

Cela vient-il de leurs méthodes ? Je le crois.

Y-a-t-il une autre voie à trouver ? Oui

MeetU au Webdeux.Connect 2010

Logo webdeux.connect 2010

Le week-end dernier se tenait le Webdeux.connect 2010, évènement réunissant des acteurs du web de diverses obédiences, du startuper au blogueur en passant par le prestataire ou le journaliste.

J’y étais pour présenter en avant-première le projet MeetU, nom de code d’un service de géolocalisation que je porte entouré d’une équipe chauffée à blanc.

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Consolidation des données des services de géolocalisation

Avec l’explosion des check-in services ou location-bases services, une nouvelle vague d’acteurs nait, basée sur un besoin des annonceurs: la consolidation des données provenant des services de localisation.

Depuis la sortie de Facebook Places et l’explosion de Foursquare, et dans l’aspiration tous ses concurrents, des millions de consommateurs ont la possibilité de déclarer l’endroit dans lequel ils se trouvent via leur téléphone mobile. Pour l’instant, la chose reste à portée sociale – voir qui est près de moi ou qui est passé par là – ou ludique – vaste concours de check-in. Mais les acteurs de ce marché vont avoir besoin de s’orienter vers un business model pérenne et intéressant pour le consommateur. La fidélisation via le check-in en est un, et il contient beaucoup d’intérêts.

Les annonceurs et les propriétaires de commerces vont donc avoir de sérieux besoins en gestion des données consommateurs. Qui checke dans Gowalla, dans Plyce, qui est maire dans sa boutique sur Foursquare, ou qui a lolé sur Facebook à cet endroit ? Si je suis annonceur, comment les cibler ? Que puis-je leur apporter comme services ? Comment communiquer auprès d’eux au travers de toutes ces plateformes ?

Des sociétés commencent donc à se positionner pour répondre à ses questions, citons par exemple PlacePunch ou Context Optional. Sans pour l’instant comparer ces entreprises et leurs différences stratégiques, je pense qu’il y aura un vrai marché dans la consolidation des données en provenance des services de géoloc, d’autant que je suis persuadé que les check-in services ludiques n’auront pas d’autres choix que d’aller vers de la promotion et de la fidélisation. Un billet est en préparation sur ce sujet. Il faudra donc piloter ses campagnes, les comparer, trouver quel service sera le meilleur selon les besoins (promotion flash, fidélisation, parrainage, couponing, etc..).

Pour faire un parallèle avec le monde de l’e-commerce, nous allons nous retrouver dans la même situation que les comparateurs de prix. Une multiplicité de comparateurs existent, avec leurs spécificités, et les e-marchands veulent naturellement être présents sur beaucoup d’entre eux, et surtout piloter leur présence, en analysant lesquels sont les plus performants et quels produits, quelles compagnes marchent mieux sur tel ou tel service. De très bons outils de gestion de flux des comparateurs existent pour ce faire. (pub gratuite pour les poteaux, c’est pas sympa pour les autres, je sais).

Il en ira nécessairement de même avec la géoloc et ses services à venir de fidélisation, de promotion, de couponing. Marché qui est donc à suivre.

Les tweets de la semaine 2010-09-03

  • Yahaaaa ! Salut tout le monde, de retour aux manettes ! Et sinon, labès ? la famille, les amis ? #

Les tweets de la semaine 2010-08-06

Les tweets de la semaine 2010-07-30

  • Pour la paix des ménages, enfin, du mien :) : Votez pour la recette de ma femme ! http://is.gd/dSB5l Merci d'avance. #
  • RT @aysoon: Obama joue les démonstrateurs sur son MacBook Pro http://mac4ever.com/56365/ (via @mac4ever_rss) #
  • et les garagistes ! et les développeurs aussi ! et les soirées échangi… euh non rien, oubliez #
  • +1! J'aime les consultants et les graphistes! RT @cobolian: Attention, ne prenez pas mes posts au premier degré, car j'aime tout le monde :) #
  • @cobolian et plus enfumeur qu'un garagiste : un consultant ! :D in reply to cobolian #
  • Sur le journal du net, Google attaquerait la forteresse Facebook par le vertical des jeux en ligne. Question: et Steam? http://is.gd/dOSvO #
  • Hier, sur Techcrunch: Facebook pourrait racheter Hot Potato, un ckeck-in service. A suivre. http://tcrn.ch/9449aJ #
  • Finalement, une femme sans maquillage (ou un homme nu) c'est du WYSIWYG ? #pens

Les tweets de la semaine 2010-07-23

  • Sur Les Echox, Progression des investissements TEPA #isf mais risque de "rabottage" du principe http://bit.ly/apWncR #
  • Excellent! Chez coach e-commerce, le e-consumer est plus mature que le e-marchand et décrypte le marketing moderne http://is.gd/dzSJG #
  • RT @_Re_: Quand la baignoire déborde, vous commencez par éponger ou par couper l'eau ? Réflexion sur le tri-sélectif et le suremballage… #
  • Pour ceux qui ont utilisé les deux, plutôt bing map ou google map ? #
  • RT @costamike: Couponing mobile: avantages, marché et usages. http://ht.ly/2dgyE #
  • Mmm une nuit de la spec, seul avec son word, c'est ça qui est bon #mylifeisporn #
  • @olivierlevy Dans l'ensemble, grosse amélioration qui déchire! in reply to olivierlevy #
  • @olivierlevy Bouton d'achat sur les fiches produits en dessous ligne de flotaison. Un deuxième au-dessus de l'image produit? in reply to olivierlevy #
  • @olivierlevy Pourquoi cacher les comm clients et note Fianet etc… uniquement dans menu, alors que reprise "Paiement" dans le footer? ./. in reply to olivierlevy #
  • @olivierlevy j'aime bien le double menu en haut infos client + infos produits -> accessibilités de l'info au top ./. in reply to olivierlevy #
  • @Neogene_Music après test, je scrolle quand il s'agit d'un nouvel onglet, impossible dans une nouvelle fenêtre. Alors que Ok sous IE. in reply to Neogene_Music #
  • Aïe! le site de paris developpement (pépinière d'entreprise) fonctionne mal sous FF (impossible de scroller) ! http://bit.ly/auoLDh #

La fidélisation client vue comme un permis à points

Henri Kaufman ressort une de ses vieilles présentations de 2007 axée sur la fidélisation des consommateurs. Et c’est avec grand plaisir qu’on la lit aujourd’hui, elle est comme je les aime: courte et extrêmement intéressante. C’est-à-dire qu’une fois que vous l’avez finie, il vous reste encore un bon paquet de travail pour mettre en place les idées qu’elle aura générées.

Le principe part d’un constat éculé mais bien réel: le consommateur moderne, traduire celui apparu il y a moins de dix voire cinq ans, a changé. Il est multi-connecté, s’informe, recoupe ses infos, et dispose d’une variété d’offres comme il n’en avait jamais vue.

Alors comment lui parler, et surtout, comment le retenir?

Surtout quand on fait le constat, dans l’ensemble, que les programmes de fidélisation déçoivent, trop chers pour les marques, insatisfaisants pour les consommateurs. Ils sont trop généralistes et se conçoivent de plus en plus comme un concours entre concurrents sur qui aura le plus gros.

L’idée présentée par Henri Kaufman est simple:

  • il y a d’un côté les forces de rétention de la marque, ce qui fait que le client va rester chez vous,
  • de l’autre les forces d’arrachement, ce qui fait que le client va partir à la concurrence.

Sur ces deux forces de base, axées sur les qualités, stratégies et tactiques de chacun des concurrents, viennent se greffer les incidents de parcours dans la vie entre un client et une marque. Ils peuvent être répartis en deux types:

  • les incidents transitoires, qui disparaissent comme ils sont apparus, et qui ne laissent aucune trace dans la relation
  • les aléas cumulatifs, ceux dont le client va se rappeler et qui vont grever sa confiance

Chaque client a un Capital de Tolérance qui lui est propre, et je rajouterai qu’il est différent en fonction des marques. Un client particulièrement intolérant en général peut s’avérer très conciliant quand il s’agit de sa marque fétiche. Exemple: il achète depuis bien dix ans des produits au moins 30% plus cher que le marché dans un écosystème captif comme Apple et continue à défendre la marque quand son nouveau téléphone à un bras 3/4 ne capte pas quand il le tient de la main gauche, et c’est dommage, il est gaucher.

Ensuite, deux idées de modélisation complémentaire:

  • Tout aléa a un impact décroissant avec le temps,
  • Le capital de tolérance est décroissant avec le temps.

Donc, vu que les aléas sont cumulatifs, ils rapprochent l’insatisfaction du client de son seuil de tolérance, qui décroit dans le temps. Et quand l’insatisfaction dépasse le seuil: le client va voir ailleurs!

Et la fidélisation dans tout ça? C’est simple: l’objectif de la fidélisation est que le client n’aille pas voir ailleurs. Vous devez donc en permanence évaluer les accrocs au cas par cas et savoir déterminer si vous approchez d’un seuil limite. Évidemment, cela nécessite une phase d’apprentissage pour affiner vos modèles propres et apprendre à connaître d’avantage vos clients.

L’idée d’Henri Kaufman est toute simple: un permis à points. Si vous perdez trop de points dans la relation avec votre client: réagissez! Et vous aurez fait du véritable marketing one-to-one, en apportant une solution personnalisée à chacun des cas, sur la base d’un modèle généralisable.

Bref, on lit la slideshare suivant, on réfléchit aux impacts sur son activité, et on s’abonne au flux RSS d’Henri Kaufman.

 

Les tweets de la semaine 2010-07-16

Les tweets de la semaine 2010-07-09