3DSecure, e-commerce et banque en ligne

Quand on est acteur du web, voire de toute profession, il est parfois intéressant d’être mis du côté du consommateur sans en avoir le choix. C’est cette histoire que je viens conter, elle se passe dans le délicat monde du 3DSecure. Et votre banquier n’en ressort pas grandi.

Au sommaire:

  • Petit rappel de 3DSecure
  • Sa mise en place difficile côté paiement en ligne
  • Son parfait déploiement côté banque en ligne
  • Un banquier reste un banquier

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Du positionnement des sites e-commerce

Je fais suite à l’article polémique d’Olivier Lévy, quelqu’un que j’aime bien et qui entreprend à sa manière : entier, gonades incluses. Et ils s’en sert pour balancer sur l’hypocrisie des agences SEO.

Au lieu de faire un commentaire qui aurait pu faire diverger le débat, je le reprends ici.

Olivier considère qu’une agence SEO qui accepte d’accompagner un nouvel entrant sur des requêtes ultra compétitives présente un fort défaut dans son rôle de conseil. Non, jeune e-commerçant, tu n’as aucune chance, et j’ai bien dit aucune, d’arriver un jour en première page sur « cosmétique bio » « gode en verre » ou « mémoire RAM ». Sauf si tu as un budget qui envoie au-delà du million d’euro juste pour la com. Et encore, il te faudra au moins une paire d’année pour avoir une position honorable. Pub perso: si tu as un tel budget, que tu es nouveau sur le marché, investis plutôt chez moi, je lève des fonds fin du 1er semestre 2011.

Alors il est frustrant de voir que les conseils divers acceptent de travailler pour des créateurs qui ont 10k€ de buget à tout casser sans leur dire la vérité.

L’étude de marché est nécessaire aussi pour un e-commerce

Mais le problème est plus profond,  dépasse le problème de l’agence SEO, ou de l’agence graphiste, ou de l’agence technique. Le problème est l’étude de marché. C’est qu’il doit être établi pour tout entrepreneur débutant qu’il est impossible de lancer un site e-commerce généraliste dans sa catégorie. Ca n’est pas qu’il est seulement impossible d’être premier sur Google sur « PC jeux », c’est qu’il est impossible de percer tout court sur ce marché. C’est pris. C’est comme ça. Faites votre étude de marché, voyez les concurrents, leurs gammes, leur positionnement, leurs moyens. Tirez-en vos conclusions.

Pensez-vous être meilleurs que rueducommerce, materiel.net, pixmania ? D’une manière générale ? Et bien c’est pareil pour votre référencement naturel.

Vous voulez faire de l’e-commerce ?

Trouvez-vous une niche peu exploitée, un axe différenciant (un produit mieux fini ou moins cher, un service en plus, du conseil poussé si le produit est technique, une éthique de production). Vous serez toujours à temps d’élargir la cible par la suite. Patrice Cassard ne se rêvait pas adolescent en vendeur de chaussettes. Mais il adore la vente en ligne. Il a choisi. Et vous ?

Vous voulez absolument vendre des cosmétiques bio ?

C’est votre droit, sans doute votre plaisir. Trouvez alors à vous implanter en local. Faites un magasin physique dans un quartier bobo de votre ville, il y a encore de la place. Vous aurez de meilleures facilités à emprunter auprès de votre banque.

Et là vous pourrez compléter par un petit site en ligne, mais vous ne prendrez que peu de risques car toute la partie commerce sera déjà amortie par votre boutique physique. Et spécifiez encore. L’huile d’argan, c’est déjà pris. Mais je suis sûr que certaines gammes, ou certains labels, bénéficient d’une présence moins forte, d’une pression moins importante. Observez. Identifiez. Spécifiez votre boutique en ligne sur ce thème. Apprenez à vivre d’un petit trafic, mais très ciblé avec un fort taux de transformation.

Apprenez à renoncer

Si votre étude de marché vous montre qu’il est très difficile de percer, qu’il existe des concurrents nombreux avec la même approche que la votre, ou qu’ils ont des moyens très largement supérieurs aux vôtres, si vous ne voyez pas de manière de vous différencier fortement ou de cibler une niche qui pourra s’élargir : renoncez.

J’avais en tête il y a un an un site proche d’un Groupon. Pas exactement le modèle, mais suffisamment proche pour être en concurrence directe et frontale. J’étais alors salarié, j’ai perdu du temps. Puis Groupon a explosé les scores. J’ai jeté trois mois de boulot à la poubelle. Je ne sais pas si j’ai eu raison ou tort. Je pense avoir eu raison. Mais je n’en ai pas la certitude. Sachez utiliser, quand il est étayé, ce fort doute pour renoncer au bon moment: ça n’est pas du temps perdu.

L’agence SEO est-elle hypocrite ?

Retour sur le débat lancé par Olivier.

Une obligation de moyen, c’est une obligation de conseil

La problématique d’une agence SEO sur des requêtes généraliste est qu’elle ne pourra s’engager que sur des obligations de moyens, à concurrence de ce que vous allez payé rapporté à leur taux horaire / journalier. Bref, ils ne pourront pas s’engager sur une première page pour votre requête. Et ils sont très peu à s’engager sur une première page, sur une requête ciblé. Une agence SEO signe très rarement une obligation de résultats en première page. Tout simplement car il faut beaucoup de temps, que les règles changent, qu’il faut s’adapter à Google, à vos concurrents, et qu’il est difficile de prédire s’il faudra 6 mois, un an ou deux ans pour que votre requête explose. Et elle ne s’engagera jamais sur une requête généraliste.

Oui mais alors ?

Alors c’est simple. S’engager sur une obligation de moyens impose une obligation de conseil. Si vous me payez et que je ne suis pas sûr du résultat que je vais obtenir, je me dois de vous en expliquer les contraintes. Un cas typique est le médecin. Il ne peut pas vous guérir de tout. Il a une obligation de moyen. S’il pense rencontrer une incertitude, il vous la présente. S’il pense que cette incertitude, y compris liée aux actes qu’il va entreprendre, peut impacter votre santé à court ou long terme, il vous l’explique en détail. Mais vous savez qu’il va tout mettre en œuvre pour améliorer votre état, au pire, vous guérir, au mieux. C’est cela, une obligation de moyen assorti d’une obligation de conseil.

Impact d’une obligation de conseil sur les prestataires

Une agence doit vous prévenir qu’elle ne pourra pas vous positionner en première page sur cosmétique bio. C’est frustrant pour vous, mais si elle vous amène à ce constat, c’est sans doute que vous devez repositionner votre modèle. Voir le chapitre précédent.

Vous pouvez certes insister. Alors une bonne agence vous fera progresser. Peut-être que vous pourrez atteindre une quatrième page au bout d’un an, ce qui ne changera strictement rien à votre chiffre d’affaires. Mais sans doute que cela vous permettra de performer sur une requête ultra ciblée à laquelle vous n’aviez pas pensé. Ce qui est sûr, c’est que si votre analyse de marché vous avait dès le début fait ressortir cette cible, vous auriez mieux orienté la stratégie globale de votre site, vous auriez gagné beaucoup de temps et perdu beaucoup moins d’argent. L’agence vous aura indirectement aidé à trouver, mais à quel prix ?

Alors oui, une agence qui ne vous dit pas tout ça est hypocrite. Car elle le sait beaucoup mieux que moi. Et failli donc dans son obligation de conseil.

Mais si après tout ça, après plusieurs explications, plusieurs argumentations, vous voulez absolument perdre 4000 €, et même beaucoup plus car si vous avez lu tout le reste, vous savez que la faille est dans la stratégie globale, alors là ce n’est plus le problème de l’agence: c’est le votre.

Paypal: carte bancaire, offre de crédit et one-click mobile

BNP Paypal

Paypal et BNP Paribas lancent une carte bancaire et une offre de crédit

Retour sur le sujet suite à un échange sur twitter avec Weetabix, fondateur de i-actu.

L’offre de crédit Paypal BNP Paribas

Paypal, lors d’une étude propre fait le constat suivant: Un quart des utilisateurs PayPal déclarent avoir déjà renoncé à un achat en ligne faute d‘une offre de financement adaptée. Chiffre hautement intéressant pour qui propose du paiement en ligne, et pour tous les e-commerçants.

Paypal s’est donc associé à BNP Paribas pour lancer une offre de crédit actionnable au moment de l’achat et remboursable depuis le compte Paypal. A suivre côté site marchand sur les taux de transformation, et attention aux tarifs d’une telle offre de crédit. Nous sommes déjà habitués à voir Paypal se vendre à des prix prohibitifs, nous pouvons augurer que ce service sera survalorisé, surtout en l’absence de concurrence raisonnable.

La carte bancaire Visa Paypal

Superbe coup de Paypal qui lance sa carte bancaire, à laquelle sera adossée l’offre de crédit susmentionnée.

J’avais cru hier à une attaque frontale à terme sur Visa, vu l’importance de la base installée de Paypal et leur expérience du TPE en ligne, je voyais bien sous quelques années une techno 100% Paypal en offline. A la réflexion, la chose serait bien trop difficile.

C’est en revanche une attaque violente menée contre les banques. Rappelons ici que Paypal possède une licence bancaire au Luxembourg, ainsi qu’appuyé par BNP Paribas. L’apparition de cette carte de crédit Paypal pour attaquer le offline est donc le signe d’une stratégie très offensive en dehors des frontières de l’e-commerce. En nombre de comptes, Paypal est la plus grosse banque du monde. Si elle se met à distribuer du crédit et des cartes bancaires pour attaquer le offline, elle devient un concurrent sérieux des banques traditionnelles pour une offre banque au quotidien.

Reste à voir comment cela sera distribué, Paypal étant très bon sur la conception et le marketing, mais largement améliorable en commercialisation directe.

Plus d’information avec l’annonce officielle sur le site de BNP Paribas.

Paypal lance le one-click sur mobile

En parallèle de cette offensive sur le off-line, Paypal attaque également le marché du mobile.

Ils nous l’avaient annoncé lors d’une conférence ubuesque en ouverture du barcamp 4: ils débarquent sur mobile avec une offre d’achat one-click. La techno est connue, c’est celle du Paypal Express Checkout, déjà commercialisée, bien qu’avec difficulté, en web traditionnel.

L’objectif est clair: prendre directement le leadership du paiement mobile, marché estimé à 200 milliards en 2012. En chiffres, cela donne un forecast pour Paypal à 500 millions de $ sur 2010, soit x20 de croissance versus 2009. Tant qu’à y être, autant y être ambitieux.

L’annonce est reprise via Techcrunch.

Conférence FEVAD chiffres e-commerce 2009

Mardi, c’était la conf de presse chiffres 2009 de l’e-commerce par la FEVAD, en présence d’Hervé Novelli, secrétaire d’État au Commerce, à l’Artisanat, aux Petites et Moyennes entreprises, au Tourisme, aux Services et à la Consommation.

Vous avez certainement déjà tous lu les chiffres de part et d’autres sur le web et les divers journaux, la vague étant passée j’y vais de ma version maison.

Le résumé pour les feignasses:

  • C’est l’euphorie à +26% CA 2009 vs 2008, pour un total de 25 Miards d’€.
  • Accès facilité au marché pour les entrepreneurs 64100 sites marchands, soit +35% vs 2008.
  • Stabilisation du ressenti: 61% des internautes ont confiance en l’e-commerce.
  • Progression de la dépense annuelle en ligne par consommateur: 1000€ en 11 achats.
  • Stabilisation du panier moyen à 90€.
  • Des zones de progression: taux de pénétration d’internet dans les foyers, augmentation des achats par consommateur.

Le profil du e-commerçant par Oxatis

L’e-commerce: Un accès à l’emploi et à la création d’entreprise

Oxatis sonde régulièrement les entrepreneurs e-commerce utilisant sa solution. Les grandes tendances:

  • Rajeunissement des entrepreneurs 32% ont moins de 35 ans contre 24% n-1,
  • Féminisation des créateurs: 39% de femmes entreprennent dans l’e-commerce contre 28% en France, tous secteurs confondus,
  • 41% créent depuis des villes de moins de 100 000 habitants alors que 34% de la population y habite,
  • 41% ont niveau bac ou moins,
  • 35.5% seulement ont fait des études de commerce ou de gestion,
  • Les femmes veulent gérer leur temps, les hommes veulent gagner du chiffre (ça frôle la caricature),
  • Augmentation des pure players: 50% exercent leur activité uniquement en ligne contre 30% n-1,
  • Point intéressant: 51% des commerçants vendant on et off line constatent un impact positif de leur e-boutique sur le CA de leur boutique physique, et 22% estiment l’augmentation de leur CA global à plus de 25% grâce à l’e-commerce,
  • 47% débutent dans l’e-commerce, et n’avaient aucune boutique en ligne avant la création de leur boutique Oxatis.

Je rebondis sur l’avant-dernier point avec une anecdote: Suite à un achat sur Vente Privée, 40% des consommateurs se déplacent en magasin pour voir la marque. L’e-commerce devient donc à la fois un outil de notoriété pour les marques et un outil indirect de trafic pour les boutiques physiques.

L’e-commerce en 2009: opportunité sociale ou fausses illusions?

Suite à l’exposé d’Oxatis, deux méthodes de conclusion:

  • La méthode Hervé Novelli: l’e-commerce est une opportunité sociale et un vrai facteur d’égalité des chances
  • La méthode (edit: ironique) Catherine Barba: à lire la tendance des chiffres, l’e-commerce est un métier de jeunes mères de familles n’ayant pas le bac, vivant à la campagne sans compétences commerciales et n’ayant aucune expérience de l’entrepreneuriat

La vérité est au milieu. L’e-commerce est un secteur d’opportunité, on ne peut le nier. Disons simplement que les barrières à l’entrée étant réduites, dans une situation où l’on dispose du temps pour travailler, il y a une perception de facilité à migrer vers l’e-commerce. La diversité du métier pour l’extérieur n’est que très peu visible. Je suis d’accord avec Capitaine Commerce, ça va cogner fort cette année. Les barrières à la sortie sont aussi réduites que les barrières à l’entrée,  avec 64100 sites sur le marché français, une progression en nombre d’acteurs supérieure à celle de la valeur du marché, Darwin va œuvrer violent.

Les chiffres de l’e-commerce en 2009 par la FEVAD

La FEVAD a créé un panel nommé ICE 30, sorte de CAC 40 de l’e-commerce. Sur l’ICE 30, la tendance est la suivante:

  • +9% en CA B2C 2009 vs 2008, tiré par le textile avec +13%, les produits techniques à +8% et l’e-tourisme +7%
  • le B2B reste flat
  • Hausse du taux de transfo en Q4 2009 à 1.88% pour une moyenne à 1.79% sur l’année
  • 89€ de panier moyen en Q4, un peu moins de 90€ sur l’année

La croissance de l’e-commerce profitent aux sites marchands « moyens »

…dans un domaine de plus en plus concurrentiel.

Année Nombre de sites Progression
n vs n-1
CA
(en Miards €)
Progression
n vs n-1
CA moyen / site
2009 64100 +35% 25 +26% 390 016 €
2008 47300 +33% 19.8 +28% 418 605 €
2007 33500 +55% 15.5 +35% 462 687 €
Année Nombre de sites Progression
n vs n-1
CA
(en Miards €)
Progression
n vs n-1
CA moyen / site
2009 64100 +35% 25 +26% 390 016 €
2008 47300 +33% 19.8 +28% 418 605 €
2007 33500 +55% 15.5 +35% 462 687 €

Bien que se méfier des moyennes soit une règle de vie, surtout quand je n’ai pas d’écart-type pour en établir la pertinence, on constate une baisse forte du chiffre d’affaires moyen par site marchand. Comme je le disais au paragraphe précédent, il y a plus d’acteurs entrant que ce que le marché ne croit par an en valeur. La compétition va donc être rude.

Toutefois, il est intéressant de mettre en regard la hausse du chiffre d’affaires total du marché (+26%) avec celle de l’ICE30 (+9%). Les plus gros acteurs croissent moins vite que leur marché. L’e-commerce n’est donc pas un marché tiré que par le haut du panier. Il y contribue par une belle croissance, la création de techniques et méthodologies, mais ne sont pas les plus gros moteurs d’accès à l’e-commerce.

A la lecture de ces chiffres, j’avais annoncé à tort pendant mon live tweeting de la conférence de presse un report du marché sur les petits et moyens sites. La tendance est en réalité une aspiration par le haut, vers les « moyens-gros ».

En effet:

  • le nombre de sites réalisant plus de 10 000 transactions par mois est à 0.8% en 2009 contre 0.7% en 2008.
  • Entre 1000 et 10 000, légère diminution de4.6% à 4.5%, soit une stabilisation dans l’ensemble de la part des plus de 1000 transactions par mois.
  • le nombre de sites réalisant entre 100 et 1000 transactions par mois est passé de 17.2% à 21.1% du nombre total des sites.
  • Le nombre de sites entre 10 et 100 est quasi-flat en valeur relative (donc croissant en absolu) en passant de 43.6% à 43.8%.
  • le nombre de très petits inférieurs à 10 transactions par mois décroit de 33.8% à 29.9%.

Dans une tendance à forte création (+35% de sites 2009 vs 2008), et nous placerons en première hypothèse les nouveaux entrants comme arrivant par le bas, cela pourrait donc laisser penser que les acteurs présents en 2008 ont dans l’ensemble progressé.

Augmentation du nombre de cyber-acheteurs et du nombre d’achats

Année Dépense annuelle en ligne par consommateur Panier moyen Nombre d’achats en ligne par consommateur Nombre d’acheteurs

en ligne

CA total

e-commerce

2009 1 026 € 90 € 11.4 24 400 000 25
2008 888 € 91 € 9.8 22 300 000 19.8
2007 783 € 91 € 8.6 19 800 000 15.5

Il est intéressant de constater sur le tableau précédent que le nombre d’acheteurs croît en même temps que leur nombre d’achats. Chaque consommateur dépense plus en ligne. Nous assistons donc à une adoption de l’e-commerce comme habitude de consommation, dans une relative confiance en ce moyen. Médiamétrie annonce en effet une stabilisation de la confiance en l’achat en ligne autour de 61% (à la grande louche personnelle) sur les quatre dernières années.

Reformulé: 61% des internautes ont confiance en l’achat en ligne.

Selon les pratiques que l’on a dans la contemplation des verres à moitié remplis, il est possible soit de se réjouir de cette adoption d’habitude de consommation, soit de constater qu’il reste du travail pour accroître la confiance de chacun en l’achat en ligne.

Les freins à la croissance de l’e-commerce

Plusieurs facteurs de frein sont envisagés, je rajouterai à l’analyse du point précédent que la confiance, bien que présente, n’est pas encore significativement acquise. Le principal frein abordé à la conférence est la simple raison mécanique: le taux de pénétration d’internet dans les foyers.

La chose est pleine de sens quand on se reporte aux statistiques européennes, je reproduis tel quel le très pertinent graphe de la FEVAD:

Corrélation entre le taux d'équipement des ménages et le pourcentage de particuliers ayant déjà acheté en ligneLa bonne nouvelle est que la France est une championne de l’e-commerce dans l’adoption de ce moyen par les internautes. Avec seulement 63% des ménages équipés, 45% des particuliers ont déjà acheté en ligne. Quasiment le même score que l’Islande dont 90% de la population a accès à internet à son domicile. Hors ces cas particuliers, les orientations générales des graphes parlent d’elle-même.

On peut donc légitimement poser que l’achat en ligne est une fonction croissante de l’accès à internet.

Je ne peux toutefois me résoudre à limiter la question au seul facteur de la pénétration d’internet dans les foyers. Que le sous-équipement soit un potentiel de développement est indéniable, mais ne pas analyser plus en profondeur signifierait à mes yeux manquer son marché. Revenons sur quelque chiffres.

Selon la FEVAD:

  • la dépense moyenne d’un acheteurnaute en UK est de 1800€ vs 1000€ en France
  • Le CA total France est à peu près la moitié du CA total UK
  • l’e-commerce français représente 4.5% du commerce de détail en 2009 (3.7% en 2008)
  • 45% des particuliers ont déjà acheté sur internet

Un tel décalage dans les chiffres ne peut que montrer les zones de progrès sur un marché existant, qui est celui des foyers équipés ayant déjà acheté sur internet.

Selon La Poste, 20% des acheteurs représentent 68% des colis. Pareto n’est décidément pas très loin.

Selon Médiamétrie:

  • 37% des internautes ont achetés le dernier mois (36.3% fin 208),
  • 51.2% dans le dernier trimestre (49.1% fin 208),
  • 58.4% dans le dernier semestre (56.9% fin 208),
  • 70.5% ont déjà acheté (67.9% fin 208),

Certes l’écart depuis le dernier achat diminue, mais pour tailler à la hache, quasiment 90% des acheteurs du dernier semestre sont en fait des acheteurs du dernier trimestre, qui représentent seulement la moitié de ceux qui ont déjà acheté en ligne. Pour visualiser: vous marchez dans la rue, seule une grosse moitié des gens que vous croisez a déjà acheté une fois quelque chose dans un magasin n’importe où les six derniers mois. Soit le consommateur est un acheteurnaute très occasionnel, soit il est très régulier.

A mes yeux, deux gisements importants de progrès n’ont pas été abordé lors de la conférence:

  • Les internautes non acheteurs, ou acheteurs très occasionnels (soit approximativement la moitié)
  • Les acheteurnautes: pourquoi n’achètent-ils pas plus?

Pour moi, le message à entendre pour les sites marchands à la sortie de cette conférence de presse est donc:

1. Convertissez vos visiteurs!!

2. Fidélisez vos clients!!

Avant d’aller cherchez des nouveaux clients où ils ne sont pas, faîtes du chiffre avec ceux qui passent. Là est le cœur du progrès.

Conclusion et tendances

L’e-commerce est disruptif comme l’était l’apparition de la grande distribution à l’époque. On retrouve à ce sujet les mêmes motivation qu’alors dans le choix d’un canal plutôt qu’un autre:

1. Le Prix

2. Le Choix

3. La Liberté

A ces deux points se rajoutent deux presque nouveautés que sont l’achat durable et le marché de l’occasion. Pour mettre en valeur ce premier point, la FEVAD réfléchit à la création d’un label environnemental.

La tendance est au beau fixe pour l’e-commerce. Les prévisions en 2012 dépassent les 45 Miards d’€, soit un marché plus important que l’aéronautique.

Une belle réserve se situe dans les acheteurs actuels, puis les internautes, et enfin les nouveaux foyers équipés d’un accès à internet.

L’e-commerce devient de plus en plus concurrentiel, le nombre d’acteurs croit davantage que la valeur.

On peut s’attendre cette année à:

  • Un nombre significatif de faillites.
  • Un début de concentration, dans un marché où le consommateur est très volatile et ou peu de marques sont suffisamment implantées pour entrainer leurs clients chez le nouvel acquéreur. Les sorties heureuses pour les petits et moyens ne seront donc pas nombreuses. En revanche des bonnes opérations de prédation sur le milieu-haut du panier sont à anticiper, quitte à faire coexister deux marques.
  • Pénétration des techniques moderne de marketing chez les petits acteurs. La concurrence féroce différenciera les plus mobiles, et distinguera ceux qui ont une réelle capacité d’apprentissage.
  • Progression de la part de marché des moyens, ceux qui peuvent suffisamment investir en relation clients tout en conservant une structure de coût compétitive, et donc des prix attractifs.

Même impact auprès des agences et plateformes. Ceux qui sauront proposer les services suffisants (outils de marketing, technique irréprochable pour dégager les créateurs de cette contrainte) aux entrepreneurs progresseront, les agences one-shot pourront survivre avec les nouveaux entrants, peu fidèles et par définition pas encore pérennes, mais devraient commencer à souffrir.

En synthèse, l’avenir est souriant dans son ensemble, mais sauvagement compétitif dans le détail.

Veille e-commerce: un tour sur les blogs

Peu d’articles ces derniers temps, selon l’adage qui propose que l’on se taise quand on a rien à dire.

Ce qui du coup m’a incité à faire un tour dans mes flux RSS pour voir qui des blogs que je lisais était régulier et qui postait au gré du vent. J’en ai tiré une petite liste de blog sur la thématique e-commerce que je voulais vous faire partager.

Je ne vous mets pas tout mais uniquement les impératifs que vous devez avoir dans vos agrégateurs à la catégorie e-commerce. J’en lis une dizaine d’autres, et autant en web marketing, mais j’en reparlerai plus tard.

Veille e-commerce généraliste

  • Wizishop. La ligne éditoriale est autour des outils pour l’e-commerçant, des nouveautés aux produits plus anciens, ponctuée de rencontres avec des entrepreneurs et une revue de presse hebdomadaire. A ne pas manquer, car large de sujets, sans parti pris et très accessible.
  • Capitaine Commerce. Parler de Capitaine Commerce est un lieu commun, mais quand c’est bon c’est comme ça. Plus orienté gros site marchand que Wizishop, davantage de rencontres ou d’analyse d’e-commerces en particulier. Un bel éclairage ergonomie.

Avec ces deux là, vous aurez une image à jour de l’e-commerce, bon point de départ pour ensuite aller sur des blogs plus spécialisés, dont on reparlera ultérieurement.

Le quotidien de l’e-commerçant

  • Daniel Broche. Il poste maintenant toutes les morts d’évêques, et encore il ne tient pas toujours le rythme. Ce qui me rassure sur le rythme de production. Mais c’est toujours du bien senti, tiré de son expérience en tant que patron de Discounteo. Un vrai focus sur des problématiques d’e-commerçant bien en place, mais pas encore un très gros. En plus c’est un skieur, je me sens ainsi moins seul à partager cette passion dans l’e-commerce.
  • Olivier Lévy. Double ligne éditoriale, car il est à la fois e-commerçant avec Platine Center et consultant référencement avec Blog E-commerce. A ne pas manquer pour le côté décapage de la profession, la pertinence des points de vue et l’impertinence des propos. :) . Rythme très aléatoire, parfois plusieurs articles dans la semaine, parfois rien.

Le business en général, orienté e-commerce

  • Michel de Guilhermier. Je le place en business en général car il attrape l’e-commerce avec une vision d’industriel pragmatique. Des jolis éclairages sur le retail et surtout une politique qui m’est chère: frugalité, adaptabilité et customer focus. Point. Je suis beaucoup moins passionné que lui d’Apple et d’Austin Martin, mettons ça sur le compte de l’imperfection qui nous habite tous.

Plus qu’à vous souhaiter de très bonnes lectures à tous.

Ah, teasing: je suis en train de travailler sur un petit truc bien sympa qui enrichira sans doute fortement l’actualité du blog.

Cross selling et up selling à la boulangerie

J’avais faim et suis donc sorti m’acheter un financier à la pistache, direction la boulangerie du coin. Au-delà du caractère fortement passionnant de cet instant intense de ma vie stomacale, l’aventure permet de revenir sur une bonne vieille leçon de vente bien basique.

Le produit complémentaire en promotion

Le jeudi c’est chouquettes. C’est comme ça. Pour certains c’est pâtes au jambon, à la boulang’ du coin, c’est chouquettes, 3€ les 12. Je commande mon financier, la boulangère ajoute, joviale mais efficace:

« et en plus, aujoud’hui, y a les chouquettes! ».

J’ai acheté mon produit A, j’ai 3 secondes de disponibilité, le vendeur me propose en supplément le produit B, qui n’est disponible qu’aujourd’hui (je vous rappelle que les chouquettes ne sont que le jeudi), et qui généralement plait à ceux qui achètent le produit A. Non seulement c’est lié à une évènementialisation de la vente, et donc une animation de la boutique, mais cela augmente le panier moyen, en l’occurrence si j’avais cédé cela l’aurait plus-que-doublé.

La technique de la formule pour monter en gamme

Arrive derrière moi un plébéien du quartier, qui commande d’une manière fort indistincte un produit que la tenancière reconnait visiblement comme présent dans son étal. Toujours le fameux instant de 3 secondes qui se présente:

« Monsieur, avec un croissant en plus, vous avez la formule spéciale du matin ».

Comme quoi c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes, et il faut toujours écouter son commerçant de quartier. Il ne te raconte pas que c’est un professionnel de la création d’affaires B2B dans un contexte innovant et à forte valeur ajoutée. Il ne sait même pas que le mot up selling existe. Non, il fait du chiffre d’affaires avec des croissants et des chouquettes, à grand coups de millions, et il pourrait expliquer à beaucoup comment vendre un produit.

Quelle est la morale de l’histoire?

  • Les basiques sont les basiques, et c’est bon d’y revenir
  • Un client se présente pour acheter, c’est qu’il est d’accord pour que vous lui vendiez quelque chose
  • Proposez une offre pertinente, complémentaire et attractive, et votre client ne vous en voudra pas, voire même il la considèrera comme un service. Et cela augmentera votre panier moyen.

Voilà, c’est vieux, c’est basique, mais ça marche.

Et vous, sur votre site e-commerce, que proposez-vous en complément à vos clients?

Chronique e-commerce #5: Qui sont les petits e-commerçants?

e-commerce panierVoilà quelques mois que j’ai le plaisir, avec les quelques personnes qui m’accompagnent, de présenter l’offre de paiement Cards Off aux petits e-commerçants. A des plus gros aussi, mais là n’est pas le sujet.

Non pas que j’ai la prétention de répondre avec fermeté à la question posée dans le titre, mais on finit par les connaitre et bien les apprécier, ces humbles entrepreneurs chers à Olivier Lévy.

Beaucoup sont modestes, et œuvrent avec un bon sens quasi-paysan qui fait plaisir à entendre. Je suis persuadé que cette fameuse longue traine de sites marchands va bousculer un minimum l’ordre établi. La frugalité de ceux qui vont subsister, la légèreté de leur structure et l’alignement des fournisseurs sur des bas prix vont créer une compétitivité naturelle vis-à-vis des gros sites. Qui ne s’y trompent pas en développant des offres de place de marché et de supports logistiques pour diversifier leur chiffre et compenser la baisse de leur CA core-business par la création de services à destination de leurs touts petits concurrents.

De l’e-commerçant passionné

La plupart des e-commerçants que j’ai rencontrés voient leur activité comme un complément de revenus et la gèrent en sus de leur métier off-line. Un rapide calcul montre que cela n’est qu’un complément (un CA annuel à 50k€ sur un résultat net à 5% dégage 2.5k€ à l’année. Ça ne fait pas bouillir la marmite pour toute la famille, mais ça paye des vacances).

Généralement, du moins ceux qui survivent, une vraie passion les anime, que ce soit dans le choix du produit, la relation avec leurs fournisseurs, avec leurs clients ou les quelques opérations marketing lancées. Et Il en faut de l’abnégation pour faire tout cela après une journée d’usine ou de bureau. J’éprouve un vrai plaisir – et je m’y reconnais – à écouter leurs questionnements d’entrepreneurs et leurs histoires d’échecs ou de réussites. Une vraie maturité populaire s’installe.

D’ailleurs, au niveau vente de solutions pour les e-commerçants, ces marchands seront sensibles aux arguments d’augmentation de chiffre d’affaires, de campagne de communication, de référencement. Ils connaissent et comprennent la construction petits pas à petits pas d’une marque et d’un produit.

A l’e-commerçant de loisir

Alors que j’ai découvert une autre catégorie d’acteurs de l’e-commerce, plus rare il est vrai, mais que je ne soupçonnais pas. Les « e-marchands loisirs ». Ils ne font pas de l’e-commerce pour du complément de revenus, ils ne visent pas la vente ou le chiffre. Ça leur fait plaisir d’être là et de passer du temps, mais ils pourraient très bien faire du golf.

Généralement, l’argument d’augmentation de leur chiffre d’affaires ne les fait pas bouger, mais davantage celui de la notoriété de leur site, du décollage de leur activité. Leurs objectifs sont qualitatifs et non quantitatifs. Il faut que l’aiguille bouge, mais de combien cela n’est qu’accessoire. Ils pourraient presque faire un club, les francs-développeurs, qui bâtissent leur commerce intérieur et parfait. (OK, oubliez cette blague approximative, je ne recommencerai pas :) ).

Bref, on va parler de la même chose, mais vue sous un angle tout à faire différent.

Qui êtes-vous?

Voilà un petit tour en surface des petites e-commerçants. Pour en connaitre plus, je me pose quand même quelques questions:

  • Quel métier faites-vous à côté?
  • Pourquoi l’e-commerce en complément de revenus?
  • Comment apprenez-vous votre nouveau métier? (test and learn, littérature, blogs, formations?)

Wizishop: Bon anniversaire!

WizishopVoilà un an que nos partenaires de Wizishop existent en tant que solution e-commerce. Les plus assidus d’entre vous les connaissaient même avant grâce à leur excellent blog dont la lecture est fortement recommandée.

Quel bilan pour les un an de Wizishop?

  • 3488 inscrits au flux RSS
  • 4378 comptes en un an
  • 298 boutiques ouvertes, des vrais gens qui vendent vraiment
  • 119 nouveautés
  • + 37,50% des ventes par mois sur le dernier semestre

Alors bravo à toute l’équipe, et en plus on les aime bien.

Leur seul défaut? Ils se couchent vraiment tôt quand ils montent à Paris.

Chronique sur l’ecommerce #4

Pour fêter dignement ce retour à la vie numérique, quoi de mieux que de parler de la prochaine convention e-commerce?

Convention ecommerce 2009

Vous y trouverez tout ce qu’il vous faut pour vous faire du bien si vous êtes un site marchand:

  • Des choses diverses du métier
  • De la techno CMS et de la plateforme e-commerce pour faire votre site
  • Du transport et de la logistique pour livrer vos commandes
  • Un moyen de paiement qu’il vous faut (que cela peut-il donc être?)
  • Du marketing interactif et autres outils pour vous faire connaître et acquérir du client
  • De la relation clients pour les connaitre et fidéliser

Plaisanterie de reprise: finalement, la relation clients ressemble à un certain anneau.

«  Ash nazg durbatulûk, ash nazg gimbatul,
Ash nazg thrakatulûk agh burzum-ishi krimpatul. »

Je vous retrouverai avec plaisir sur le stand de Cards Off (J12), et je peux déjà vous annoncer en avant-première que cela va faire un minimum de bruit. Hop voilà: le teasing, c’est fait.

Il ne vous reste plus qu’à bloquer votre agenda. La convention e-commerce 2009, c’est du 29 septembre au 1er octobre au Parc des expositions, Porte de Versailles à Paris.

Chroniques sur l’ecommerce #3

Au programme aujourd’hui, le barcamp e-commerce qui s’est tenu semaine dernière.

Ambiance générale du barcamp e-commerce

Très bon esprit dans l’ensemble, on est entre gens du métier façon relax pro. Tout le monde est ouvert à l’échange, les parties off sont grandement facilitées.

Le fond était simultanéménent à la croissance, des projets, des porteurs de projets, des innovations, et à la crise. Pas mal de sites en fermeture ou de prestataires en ralentissement d’activités. Quand on prend le temps de discuter avec les gérants, les problématiques de la fraude ou de la conversion prennent le pas face à la création de trafic ou la visibilité. Ma perception est que l’on se dirige vers une réflexion de business profitable et qu’on sort du côté défricheur. C’est finalement une bonne nouvelle, un pas vers la maturité, avec les conséquences classiques: disparition d’une partie du marché, agglomération de l’autre.

Côté public, les sites marchands étaient sur une tranche, dans l’ensemble, inférieure à 500k€ CA annuel. Et la plupart sont même largement en dessous. J’espère que la visibilité de ce type d’opération ira croissant et que des têtes d’affiches viendront. Ce qui devrait arriver, vu que les acteurs majeurs de l’ecommerce français se battent à grands coups de marketplace. Dont la cible est la même que les sites marchands de 42Stores, co-organisateur de l’évènement. Il n’est donc à mon sens pas exclu de voir un jour le top 50 du web se tenir aux côtés des plateformes qui montent.

Atelier référencement

J’étais au petit matin à l’atelier référencement, animé par Olivier Lévy et Track-Flow.

L’introduction a déjà permis de soulever un sujet. Alors que la salle était comble (65 personnes à vue de nez), quand les animateurs ont demandé qui avait un problème de référencement ou souhaitait travailler sur le sujet. En revanche, beaucoup de questions ont montré la forte inquiétude que ce sujet déclenche sur les e-commerçants.

La base du référencement naturel

Les principes de base:

  1. Un bon contenu
  2. Un code propre
  3. Du link

Sans travailler sur ces trois sujets, inutile de déclarer faire du référencement. Ensuite il faut se poser la question de quels mots travailler.

Et surtout, n’oubliez pas une chose: C’est la guerre! La guerre! Quoi que vous fassiez, en première page Google, il n’y a de la place que pour 10 réponses. Vous aurez à lutter contre l’ancienneté de vos concurrents, vous allez jouer sur le fait que tout le monde n’applique pas les règles d’un bon référencement, et surtout sur la durée. Une première page, ça s’entretient, ça se surveille, ça se cajole.

Une focalisation sur le ROI du référencement naturel

Et c’est fort plaisant de l’entendre ainsi.

Première règle: Ne pas se focaliser sur les mots génériques!

Un, c’est la guerre, donc extrêmement coûteux. Deux, ils ne déclenchent pas nécessairement une vente. Prenons un exemple. Vous vendez des pots de miel, et vous êtes un grand spécialiste du miel de châtaignier d’Alsace. Si vous investissez beaucoup sur « Miel », vous aurez du trafic certes, mais il vous coûtera cher et ne fera que peu de ventes. Si vous vous battez pour être premier sur « Miel de châtaignier » ou « Miel de châtaignier Alsace », vous remonterez plus facilement en première page et votre taux de transformation ensuite sera bien supérieur. Vous aurez optimisé le ROI de votre référencement naturel.

Optimiser son référencement naturel, ça n’est pas travailler sur le mot qui déclenche une visite mais le mot qui déclenche une vente.

Il y a une forte réserve de chiffre d’affaires dans les mots clés précis, nous retrouvons là un des grands classiques du web et de l’e-commerce: la théorie de la longue traine. Et, atout non négligeable, cela fera remonter votre positionnement sur le mot clé générique, tout en vous faisant des ventes. Quand vous serez premier sur « Miel de châtaigner » « Miel toute fleur » « ‘Miel d’acacia », il y a fort à parier que vous serez très bien placé sur « Miel ».

Une approche qui pourrait sembler paradoxale est de combiner AdWords et référencement naturel. Au lieu de se cannibaliser, les deux résultats se complèteront:

  • Quand un AdWords et un lien non payant sont affichés sur la même page, le taux de clics augmente.
  • Donc vous baissez le coût de l’AdWords, qui je vous le rappelle est indexé entre autre sur la pertinence du lien, donc du nombre de clics.
  • La perception de l’internaute est que votre site est plus sérieux, plus costaud, si vous affichez les deux.
  • Et en dernier lieu, c’est un affichage de plus sur la page, vous marquez donc un point supplémentaire par rapport à vos concurrents.

Si vous travaillez bien, sur des mots clés précis, vous aurez donc:

ROI (AdWords + référencemet naturel) > ROI (Référencement naturel pur)

Ainsi que:

ROI (AdWords + référencemet naturel) > ROI (AdWords)

Complétez par un blog

Quand vous aurez optimisé votre site et votre référencement naturel, partez à la conquête d’une place supplémentaire en première page avec un blog. C’est toujours une place de moins que les autres n’auront pas.

Gardez en tête vos priorités

Le blog, c’est bien, mais ça n’est pas votre première priorité.

  1. Travaillez votre site (du contenu, on vous l’a dit) et un belle présentation
  2. Faites votre référencement naturel + pub
  3. Etouffez vos concurrents (via un blog par exemple)
  4. Gérez les comparateurs de prix (étape de maturité du site)

Vous devez toujours avoir en tête que votre objectif est de rester sur la première page, et que vous devez en permanence travailler votre référencement.

Le reste

J’ai participé en tant que Cards Off à l’atelier paiement, dont je vous épargnerai là le détail. Je n’ai pu participer aux autres ateliers, mon agenda requerrant alors d’envoyer quelques messages au bureau.

Beaucoup de discussions off, quelques projets dans les cartons dont je vous reparlerai plus tard, des rencontres informelles qui, à défaut de faire du business direct, font le plaisir des relations du web.

Je crois fortement à l’avenir de ce type d’évènement, bonne alternative aux conférences plus formelles. J’espère que la profession arrivera à élargir le principe et que les sociétés plus établies contribueront à cette dynamique.