Des voeux et des humeurs

Bonjour à tous !

Et la très tardive bonne année. Bon ça va, on est que le 23. Emploi du temps chargé de mon côté, ne restez pas trop loin de mon twitter, ça va bouger pas mal.

 

Et alors vous, vous faites quoi pour une meilleure année ?

Oui, c’est un billet d’humeur, un appel, un instant j’y crois et je le dis. L’entrepreneur a toujours un côté rêveur, quoi qu’il vous dise.

 

Mon journal du soir BFM Business m’annonce la fin du monde 5 jours par semaine et dans la rue les commentaires autour du thème « de toute façon avec la crise » ou « en ce moment dans tous les cas » foisonnent. On va pas laisser trainer ça non ?

Vous savez pourquoi j’aime me retrouver avec quelques copains entrepreneurs, ou lors de soirées plus élargies avec d’autres acteurs du web ? Tout simplement car personne dans l’assemblée ne doute qu’il peut faire un peu mieux que la veille, voire un peu mieux que les autres. Et que si ça dérape une fois, ça tiendra une autre. Car ça se lève tous les matins en se demandant comment améliorer le bousin. Et j’aime ça.

Alors je vous repose la question : vous faites quoi pour une meilleure année ? Un truc qui ne dépende pas du triple A, de votre banquier, de votre DAF, patron, femme, mari, enfant, parent ? Je ne dis pas que c’est facile, ou évident. Mais un truc un peu meilleur que d’hab ? Un ? Juste un ? Coupez deux minutes Nagui ou Les Experts, et allez faire un tour. Alors ?

 

Entrepreneur, ça peut se faire partout, même en temps que salarié ou à la maison. Juste une volonté de créer, d’améliorer, là, comme ça. Ouvrier, technicien, cadre, manager, patron, investisseur, papa, maman, comptable, boulanger, médecin, vous allez faire quoi d’un peu différent, ou de carrément meilleur ?

 

Allez, on va pas se la faire piquer par les bouffeurs d’espoir cette année. On va se la secouer par tous les pores, en tirer le meilleur jus. Restez connectés, et faites bouger les lignes !

Pas tant early stage que cela

J’étais hier à l’atelier entrepreneur organisé par la team FrenchWeb, thème « je n’ai pas levé auprès de fonds et tant mieux ! » ou comment sur la base de financements publics arriver à amorcer un minimum – ou plus – le démarrage.

Je fus très agréablement surpris par l’évènement. Du concret, un public bien qualifié pour la conférence, des speakers très à l’écoute pendant leur exposé. J’y ai pris beaucoup de plaisir et tire mon chapeau à l’équipe de FrenchWeb.

Au microphone Nadya Jahan de Mandala Games, éditeur de casual games dont Divinitiz que vous retrouverez sur Facebook ainsi que deux consultants spécialistes du financement public.

Cycle de financement de Mandala Games

Très belle histoire que celle du financement de Mandala.

Après 9 mois de démarches infructueuses auprès de divers fonds, Nadya a réussi à lever auprès de fonds publics et de réseau de prêts d’honneur autour de 225 k€ sans dilution aucune, avec peu de fonds propres et sans CA.

De son propre aveu, elle s’est basée sur deux atouts qu’il me sera difficile de mon côté de mettre en avant :

  • la féminité – les femmes entrepreneurs dans le gaming sont aussi nombreuses que les soutiens de Papendreou au dernier G20
  • la province – les bons business sont moins fréquents et surtout plus répartis sur le territoire qu’à Paris.

Au delà de ces deux arguments dont on voit la difficulté à les généraliser, ce qui est intéressant est qu’on peut lever auprès de fonds publics et pas seulement 10 pauvres k€ pour financer une maquette. A titre d’exemple, Mandala Games a bénéficié de 100 k€ de subventions directes. Et pour les emprunts, OSEO a garanti 100 k€ mis à disposition par deux banques.

Avant de passer aux fonds publics, revenons sur l’histoire du early stage.

Du capital risque plutôt orienté capital développement

Le retour de Nadya, entièrement partagé par ceux qui l’on vécu dans la salle et que les capitaux risqueurs ne prennent pas tant de risques. En fait, disons plutôt qu’ils préfèrent le prendre le plus tard possible dans la vie de l’entreprise. C’est à dire pas à l’amorçage …

J’ai déjà rencontré de manière non officielle quelques fonds et quelques leveurs qui m’avaient fait le même retour: revenez quand vous aurez du chiffre. Oui mais je viens vous voir car j’ai besoin de tant pour faire mon chiffre et sur votre porte il y a marqué amorçage. Oui, mais on préfère financer des sociétés qui ont déjà démarré.

Ah.

Un de mes amis vit en ce moment la même expérience que Nadya : il a présenté son dossier à une trentaine de fonds ou réseau de BA, dont grand max une dizaine un peu hors cible, c’est à dire affichant des montants cibles d’investissement légèrement supérieurs à ces besoins. Ce qui laisse dont une vingtaine de spécialistes de l’amorçage. Seuls 5 ont répondu sur le fonds du dossier, les autres ont tous botté en touche en disant que c’était trop early stage. Alors on peut couper la poire en deux, le cheveu en quatre, et faire subir à la mouche des supplices que ma mère m’interdit rigoureusement de nommer ici (dédicace à Brassens) en détaillant ce que peut être l’early stage, mais la vérité est là : Il n’y pas assez de capitaux riskeurs en amorçage. ils ne prennent par conséquent que les dossiers les plus avancés.

Principe : un investisseur, même en amorçage, ne vous financera que si vous avez déjà avancé.

ou si votre dossier compte parmi les plus rares. Mais la raréfaction des réseaux de BA ou de fonds d’amorçage fait qu’ils voient passer la plupart des dossiers intéressant. Moralité, nous pouvons poser le complément suivant.

Complément : Quel que soit le sujet, un fonds a déjà vu passer un dossier similaire au votre. Ou du moins similaire vu de l’execuvite summary.

Le early stage n’est donc pas si early que çà.

Deux enseignements donc :

  • De la frugalité : sachez développer low cost avec le moins de moyens possibles
  • Utilisez les ressources publiques !

Combien coûte une levée auprès de fonds publics ?

L’astuce est de prendre un consultant. Du moins, c’est ce que nous ont dit les consultants présents. ;)

Ca coûte un peu de pognon, mais vu qu’il maitrise les arcanes administratives et sait comment adapter votre discours aux attentes des services concernés, c’est du temps de gagné et surtout l’augmentation significative de la probabilité de levée.

Quelques métriques :

  • Compter 2 à 3k€ de fixe
  • 2 à 4% des sommes levées dans le cadre d’avances remboursables
  • 6 à 8% des sommes levées dans le cadre de budgets européens
  • 10 à 15 % pour les subventions classiques, dont les régions

Et enfin cerise sur le gâteau, à laquelle j’ai moins porté attention car peu concerné à très court terme (mais j’ai bien enregistré les coordonnées de la consultante pour la suite) : vous pouvez également bénéficier d’aides non négligeables pour la formation de vos collaborateurs. Et quand on parle de formation, on parle aussi de prise de poste.

Et oui, recruter quelqu’un, c’est une formation implicite pour l’adapter à ses nouvelles responsabilités. Vous pouvez par exemple récupérer de 5 à 7 k€ par nouveau salarié. Plutôt pas mal non ?

En définitive, quels conseils pour se financer hors fonds d’investissement ?

En vrac :

  • Être une femme en province, et je crois que ça marche pour beaucoup de sujets
  • Être en province toute court, ce fut le mot d’ordre de la soirée. Par exemple, les enveloppes OSEO sont aussi importantes en Rhône-Alpes qu’en Ile-de-France pour dix fois moins de demandes.
  • prendre un consultant qui repackagera votre dossier
  • les enveloppes sont toutes bouffées en fin d’année, compter sur une reprise d’arrivée des fonds fin février
  • pour les budgets européens, en profiter un max pour 2012. Il y aura un creux en 2013 et 2014 dus à la fin de cycles de financements pluri-annuels.
  • Pour les emprunts bancaires, faire porter le risque sur deux banques.
  • Dans tous les cas, mettre en concurrence les banques avant un emprunt.
  • les dossiers agrément recherche doivent impérativement déposé avant le mois de juin, et ils sont rétroactifs sur l’année en cours.

Journal d’un entrepreneur: alors cette beta privée ?

Je vous l’avais annoncé fin janvier, j’ai changé d’équipe technique et suis reparti d’un presque zéro.

Je m’étais promis également de sortir une beta privée en mars. Alors quel bilan ?

Job done !

Rien n’est jamais parfait, quelques heurts, quelques à-coups, mais au final, j’ai en main une version opérationnelle, qui remplit sa double fonction à l’image de mes deux objectifs du moment :

  1. premiers utilisateurs pour des premiers retours,
  2. présentations à de potentiels investisseurs.

Côté investisseurs, en quelques jours, j’ai déjà pu réaliser plusieurs pitchs, dont un qui peut-être débouchera sur quelques choses d’intéressant.

Côté users, j’ai assis plusieurs de mes proches sur une chaise pour les voir utiliser cette première beta, et j’ai déjà des premiers axes d’améliorations intéressants. J’élargirai avec le temps ce cercle restreint de beta testeurs.

Les choses avancent.

Je vais en profiter pour sortir la tête du guidon technico-fonctionnel, monter quelques dossiers administratifs et structurer encore mieux ce projet, dont finalement vous ne savez encore presque rien.

Prochaine étape majeure : beta publique en juin !

Mais d’autres jalons intermédiaires seront posés d’ici là. Stay tuned !

L’entrepreneur est un sisyphe

Sisyphe entrepreneur

Pensée rapide avant de retourner me faire retaper quelques dents malades par mon enthousiaste dentiste.

D’une vague histoire de divergence de points de vue avec de colériques divinités, Sisyphe fut condamné à rouler sans fin une pierre au sommet d’une colline au sommet de laquelle il n’arrivait jamais. Sa charge lui échappait alors, requérant de sa part de reprendre depuis la base son ascension.

L’entrepreneur est un sisyphe, qui souvent avant d’arriver au sommet qu’il s’est fixé voit son travail jeté à terre par une réaction de la concurrence, une évolution du contexte réglementaire, une défaillance interne.

Alors,  bien évidemment, à la différence du héros maudit, sa tâche ne repart que peu depuis la base, le travail de l’entrepreneur est même de faire en sorte qu’un échec temporaire soit limité, voire un facteur de réussite. Il doit faciliter ses paliers qui assureront un rebond plus aisé, comme il doit également savoir s’entourer, afin que des bras suppléent les siens lors de ses inévitables fatigues.

De tous ces éléments qui font qu’un entrepreneur redémarrera plus vite ou réagira plus rapidement dépend le succès, et je dirai même, à l’image de l’école américaine, que voir échapper sa pierre et la remonter ensuite est une condition nécessaire au succès suivant.

L’entrepreneur est un sisyphe, et le camusien que je suis ne peut que rejoindre le philosophe quand il affirme qu’il faut imaginer Sisyphe heureux.

« Cet univers désormais sans maître ne lui paraît ni stérile ni fertile. Chacun des grains de cette pierre, chaque éclat minéral de cette montagne pleine de nuit, à lui seul, forme un monde. La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. »

Retour sur le salon des entrepreneurs

J’étais semaine dernière au salon des entrepreneurs, détour que je recommande à tous les wanabee ou en cours de création lors des prochaines programmations. Grosso modo, les exposants sont divisés en administrations nationales ou régionales, les banques et assurances, les franchises, un coin innovations.

Pourquoi faut-il s’y rendre ? Car vous allez rencontrer, dans leur domaine, des gens qui vous aideront à comprendre qui le CIR, qui le NACCRE, qui le support de la région. En quelques heures réparties sur deux jours, vous en apprendrez plus qu’en fouillant les sites web peu clairs des organismes concernés. Tout ça gratuitement, hors votre temps bien sûr.

On ressort de là avec un certain optimisme quant à notre capacité à affronter la nébuleuse française des droits et devoirs du créateurs.

Alors oui, dans le lot vous avez le fonctionnaire retranché derrière ses textes et qui n’a aucune envie d’en sortir, vous avez également l’investisseur qui ne veut prendre aucun risque (gné ?), sans parler du suceur de moelle qui vous propose de monter je ne sais quel dossier pour un bras trois quart.

Mais je suis aussi également tombé sur:

  • une personne des impôts qui veut toute faire pour que les entrepreneurs honnêtes aient toutes les billes avant contrôle, et qui considère que son métier est avant tout le conseil amont que le redressement en aval.
  • une personne d’un ministère dont j’ai oublié le nom qui met toute sa détermination à vous expliquer les dispositifs d’aide au créateur au chômage, et qui ne vous lâche pas tant que vous avez des questions
  • une personne de la région Ile de France, qui veut absolument vous informer sur toutes les aides dont vous disposerez en venant vous installer, et dans quelle ordre les demander vis-à-vis des autres acteurs régionaux ou nationaux.
  • et d’autres encore motivés par leur présence au salon.

Bref, que des gens qui ne sont pas payés au variable, mais qui souhaitent juste faire bien leur boulot, et favoriser à leur échelle l’entreprenariat. Et quand on voit le ramassis de frileux et de peine-à-jouir que le créateur normal rencontre au quotidien, ça fait un bien fou et donne une  bonne patate. Non il n’y a pas que des glands dans l’administration, il y a aussi des gens qui croient à leur métier, et surtout au votre.

Journal d’un entrepreneur: Savoir repartir de zéro (ou presque)

Je me suis lancé sur la voie de l’entreprenariat il y a maintenant 6 mois.

Après un début relativement rapide, premières specs, premières présentations, premières maquettes, j’ai connu une belle phase de patinage. Vous savez, ce moment où les roues avant sont coincées dans la boue et vous appuyez comme un gland sur l’accélérateur avec pour seuls effets notables d’envoyer à tout-va de lourdes goûtes d’un marron douteux et de vous énerver davantage. Vous voyez ? La même, mais en startup.

Bref, les livraisons techniques se tarirent, les incertitudes diverses apparurent. Sans parler de la phase durant laquelle il faut trouver un nom. Et ça peut être long de trouver un nom.

J’ai donc profité d’une belle bronchite en fin d’année pour prendre du recul et de mon mois de janvier pour réorganiser :

  • changement d’équipe technique. Des gens très biens m’ont aidé gratuitement, mais à ce prix là vous passez après le reste. Il arrive donc un moment où il faut des objectifs de réussite et du paiement en contrepartie. J’ignore, à l’époque où je vendais une solution de paiement, combien de fois j’ai conseillé à des e-commerçants débutants de ne pas passer par l’ami – même très compétent – qui fait ça le soir mais par une agence pro. Comme quoi, on peut donner de bons conseils et les oublier pour soi.
  • changement d’objectifs. Je n’oriente plus les développements vers une maquette destinée à lever de l’argent mais vers une béta privée à destination des clients et uniquement des clients. Je ne travaille pas pour les investisseurs mais pour les clients.  Et si les premiers vont m’aider à toucher les seconds, ils ne peuvent en aucun cas être le centre des attentions.

Du coup les spécifications ne sont plus les mêmes, on repart donc d’un presque zéro. Uniquement presque, car la courbe d’apprentissage pour moi et les compétences restantes est là. Et nul ne peut chiffrer a priori la valeur de celle-ci. Quand nous réussirons, je suis persuadé que nous attribuerons le succès également à cette phase d’assimilation.

Je vais me donner jusqu’à fin mars pour faire redémarrer le projet avec cette équipe recomposée et ces nouveaux objectifs. J’ai la certitude qu’il fallait faire cette remise en question.

Si j’avais à tirer deux leçons pour les entrepreneurs débutants (c’est-à-dire comme moi, mais six mois plus jeunes :) ):

  • Concentrez-vous sur votre activité, votre client. Dès le début.
  • Sachez faire un constat d’erreur, et redémarrer ensuite.

Pour reprendre la métaphore introductive, j’ai pris le temps de couper le moteur, de descendre de la voiture, de prendre une grosse planche de bois, de la mettre sous les roues pour sortir doucement le véhicule de l’ornière. C’est ce que je suis en train de faire. Nous verrons ensuite si j’ai trop perdu de temps dans la course.

3 mois de perdus ?

Ou pas.

Car je compte bien être là en mars pour la lancer la béta privée.

Journal d’un entrepreneur: bilan à une semaine

Comme je vous l’avais annoncé, j’ai quitté la société Cards Off pour créer ma propre entreprise. Je suis donc devenu entrepreneur, et ce depuis une semaine.

Et bien sûr, l’idée est de partager cet expérience. Alors, quel bilan à S+1?

Motivation: Yeah! Au top. Pas déchainée, froide et obstinée. Du truc que tu sens au fond de toi mais tu t’agites pas trop non plus. Bref, ce qui fait que je me lève tous les matins pour passer la journée entière seul devant mon ordinateur.

Rythme de travail: Je suis un peu déçu pour l’instant. Difficile de redémarrer à fond, d’autant plus par cette chaleur. Notes pour les archives: on dépasse les 33°C en journée et pas en dessous de 20-21 la nuit. Bref, ça transpire sec dans les paddocks. Attention, quand je dis difficile de démarrer à fond, c’est que je fais une journée de 8h00, dont 5h00 de bien utile, soit une journée normale dans le monde normal. Mais je ne suis pas inquiet outre mesure par la longue montée en croissance du rythme. Déjà, entreprendre est une course de fond, et on ne démarre pas un semi par un sprint. Du moins, pas moi. Et je sais que quand il le faudra, les heures vont s’aligner vite fait.

Réalisation: j’ai choisi de partir en phase amont du projet, donc peu de choses spectaculaires à voir pour l’instant. J’ai pu dans la semaine réaliser un document de cadrage décrivant les fonctionnalités catégorie par catégorie ainsi qu’arrêter le périmètre de la première version alpha, pour laquelle j’ai déjà écrit une première version du modèle de données. Donc la chose avance, et je n’exclus pas de voir rapidement cette première alpha tourner.

Partenariats: rien pour l’instant, logique à mes yeux en cette phase. Cela crée un manque de sollicitations, comme je le disais au premier point, pour l’instant mes journées sont assez solitaires et vouées à l’analyse. Je ne doute pas qu’une fois sorti de cette étape, les partenariats et associations vont s’accélérer et saturer l’agenda.

Business plan: pas d’avancés majeures, à part l’installation de EBP. On se réserve ça pour les journées dans le hamac en bord de mer, au calme.

Administratif: pas plus, et trop tôt pour en parler!

Bref, petit démarrage, avec la foi.

Suite au prochain numéro!

Mon départ de Cards Off

Cards Off home page

J’ai choisi de quitter la société Cards Off pour laquelle j’ai travaillé durant deux grosses années et demie. J’ai pu y apprendre nombre de choses et surtout y découvrir le monde du web et de l’e-commerce dans lequel je compte bien rester.

Retour sur l’expérience Cards Off

J’ai eu la chance de découvrir chez Cards Off plusieurs facettes des métiers du web et du monde de entrepreneuriat:

  • Démarrage dans la partie technique, bien que sur un pan fonctionnel, avec des travaux de spécification, suivi de projets, de prestataires, et d’intégrations,
  • Couverture d’aspects juridiques et administratifs, comprenant entre autres l’aboutissement aux contrats Cards Off signés par les sites marchands ou acceptés par les consommateurs,
  • Stratégie commerciale, avec la mise en place d’une démarche de partenariat et de prescription,
  • Exécution commerciale pure et simple, coordonnée from scratch (écriture du discours, choix des cibles, choix du prestataire de force de vente supplétive, coordination de l’exécution) pour passer de 0 à 100 sites marchands affiliés Cards Off,
  • Constitution d’un embryon de service relations clients, je dis embryon pour relativiser par rapport au volume, ce qui n’empêche pas d’avoir offert à chacun des clients, consommateur ou site marchand, un suivi personnalisé,
  • Interventions ponctuelles en marketing B2C.

Quelques regrets, comme toujours dans toute action. J’aurais souhaité pouvoir être plus intensif sur la prospection commerciale et surtout avoir la liberté de développer au maximum la partie marketing B2C, car l’objectif est bien de cibler le client final qui nous fait tous vivre. Les circonstances ne m’ont pas permis de le faire, mais je compte bien rectifier la chose dans ma prochaine expérience. J’ai apprécié toutefois de migrer à 100% vers la partie commerciale et stratégie, ce qui m’a confirmé le plaisir que j’avais à développer un business et à tisser des partenariats durables.

Tout cela m’a permis de rencontrer des sites marchands formidables, des partenaires au top dont des plateformes ou intégrateurs qui se reconnaitront, d’acquérir une bonne connaissance du marché, de nouer des contacts de qualité plus quelques copains, ce qui n’est pas négligeable.

Quel avenir après mon départ de Cards Off?

Je suis parti de Cards Off avec un objectif en tête: créer ma propre activité.

Et oui, vieux démon que j’ai depuis mes 15 ans, et avoir débouché après une expérience d’industriel dans une start-up comme Cards Off n’était pas anodin. J’ai donc choisi de sauter le pas, avec les encouragements de mes proches qui savaient depuis le temps que j’en parlais qu’il était temps que je le fasse.

Je le fais en phase très amont. J’ai un projet en tête dont je commence à peine à écrire les specs, à définir le modèle commercial et pour lequel je rencontre de potentiels associés. Je ne parle même pas encore d’investisseurs.

Pourquoi partir si tôt alors? Tout simplement pour pouvoir me consacrer à plein temps au projet, en toute sérénité. Je sors de l’étude d’un autre projet, sorte de Groupon like, qui m’avais pris pas mal de temps en parallèle de mon activité chez Cards Off, et que j’ai abandonné pour cause d’arrivée de gros acteurs sur le marché. J’avais eu l’idée de monter cette activité assez tôt, bien avant le buzz autour des Groupon like, mais j’ai trop pris de temps et le marché est maintenant bouché, tant par la multitude de nouveaux entrants que par le débarquement annoncé des acteurs majeurs de l’e-commerce. Je ne souhaite donc pas reproduire la chose, et pouvoir exécuter mes idées quand je les ai et dans le tempo adapté au marché.

Prise de risque certes, mais facteur je le crois de réussite.

Bref, restez branchés, on continuera à parler ici de web et d’e-commerce, et sans aucun doute de mobilité. Évidemment, je vous raconterai également ma vie d’entrepreneur from scratch, je pense bien qu’il y aura nombres sujets à partager. A très bientôt pour la suite des aventures !